20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 17:06

"La baballe, la bouboule, la bibille,

c'est vraiment pas mon truc."

 

Petit bilan de situation. Finalement, les Tocs, c’est pas si grave que ça, puisqu’une maladie grave, c’est une maladie mortelle. Ce qui est grave avec les Tocs, ces sont les complications qui en découlent. Complications. Ah ! Le mot ! Rébarbatif mais aimé des gazetiers.

Les Tocs purs et durs s’adjoignent souvent de comorbidités. Chez moi, il est clairs que la dépression chronique marque des points. La boulimie aussi un peu. Je constate aujourd’hui l’état de ma vieille carcasse, fatiguée, usée. Je suis épuisé, rendu, moulu, éreinté. Les Tocs ont à la fois produit et occulté la somatisation. Les Tocs de relecture m’ont esquinté les yeux.

Avec quinze ans d’absorption de psychotropes, je suis aussi curieux de savoir dans quel état sont mon foie et mon pancréas. En me relisant un peu, je comprends bien des choses.

Je me souviens aussi de flagrante défaillances.

Lorsque, à 15 ou 16 ans, j’allais aider mon oncle charger des remorques de bottes de paille, j’étais tétanisé à l’idée de ne pas pouvoir redescendre du chargement.

Lorsque, à 25 ou 26 ans, je tremblais sur les échelles pour cueillir les fruits, dans les vergers de Notre-Dame... Déjà... Fataliste, ma tante prédisait que si rien n’était fait, j’allais garder le dos tordu. Pessimiste, j’ai toujours pensé qu’elle avait raison, que je deviendrais assez vite une épave.

Aujourd’hui, à l’heure où j’écris ces lignes, des douleurs articulaires et musculaires insistent pour se faire connaître. Rhumatismes ? Arthrose ? (J’aurai une rime riche névrose). Je ne sais. Ce que je sais, c’est que, rond-de-cuir et gratte-papier sédentaire, je suis aussi rebelle à tout exercice physique et sports en tous genres : la baballe, la bouboule et la bibille, le saut, la course etc... c’est vraiment pas mon truc.

Il y aurait bien une autre contingence qui reste à vérifier, mais qui pourrait être le point d’achoppement du problème : on n’a pas oublié que je présente une maladie de peau, le psoriasis. Il existe une forme rare de psoriasis qui se traduit justement par des douleurs rhumatismales.Si c’est rare, c’est sans doute pour moi ! Ben v’là aut’chose ! Quoi qu’il en soit, j’inscris sur mes tablettes un rendez-vous chez un rhumatologue. Et en attendant, souffre ! Souffre bien, petit soldat ! Et "laisse-les te jeter des pierres, ils construisent ta statue." Ce n’est pas rien d’ être un mythe. "Ne me secouez pas, je suis plein de larmes."

Il faudra donc aussi que j’aille "essayer de voir" un ophtalmologue. J’ai très mal aux yeux. Conséquences directes des Tocs de relecture ? Tout est relatif. Tout est lié. Tout est relativement lié.

Y-a-t-il un dermato-rhumato-ophtalmologue ayant quelque connaissance en psychiatrie parmi les lecteurs de ces présents carnets ?

Ma déchéance physique a-t-elle déjà commencé ?

 

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