24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 16:09

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Photo DR



A perdre haleine
Je me suis toujours demandé si I3rel avait une bonne haleine. Parce que, c'est bien connu, son carburant à lui, en dehors de la tendresse, c'était la clope et la bibine. Peut-être suçait-il des dragées à la menthe ou à la réglisse ? D'autant plus que, d'après de ce que j'ai lu, les dents et le foie le gratifiaient, par ordre de survenue ou de surgissement, d'authentiques rages et crises...
Ce que j'en dis, moi, après tout, je m'en fous. Il vaut mieux avoir mauvaise bouche que mauvaise conscience.

Opinions.
Pourquoi le rosier serait-il de gauche et le pommier de droite ?
Brel se dit "socialisant". Jojo lui fait lire "France Observateur" qui deviendra "Le Nouvel Observateur". Ma mère me dit qu'il faut voter à droite "parce qu'on va à l'église et qu'il faut respecter les patrons qui nous font vivre." Ca se discute. Le temps a passé. Aujourd'huin, je ne sais plus où me situer. J'avoue qu'il m'arrive d'acheter "Le Nouvel Obs'" pour avoir des nouvelles d'où je suis et pour les petites annonces érotiques...

Référendum.
Mourir : oui.
Souffrir : non.
Vieillir : non exprimé.
Brel a choisi.

Si la photo est bonne...
Je téléphone à Cazelles, à Lavaur. Je lui dit que je suis en train d'écrire ce livre. Il me dit qu'il a retrouvé dans ses archives des documents qui pourraient sans doute m'intéresser. Au Comité des Fêtes de Lavaur, Cazelles a passé la main. Cazelles a constitué un dossier "Brel à Lavaur". Il en sort l'élégante brochure-programme des "Grandes Fêtes Générales de Lavaur 1962", et surtout, surtout, une photo.
Il est allé la faire retirer chez un ami photographe. Il ne sait plus très bien si c'est lui qui a pris le cliché à l'époque... Toujours est-il que, quand il tend le document à Cazelles, la nostalgie l'envahit et quelques larmes perlent dans ses yeux...
Sur la photo, Brel est debout, dehors, sur une estrade décorée d'une sorte de treillage, derrière un micro à pied. En fond, on voit la frise des toits de maisons, et des fenêtres qui doivent chanter leur chanson. Y avait-il quelqu'un, tapi derrière ? Ou des amants, là à s'aimer ? 
Chemise blanche, costume sobre, il a les bras tendus vers le bas, poings serrés. Il transpire. Quelle était la météo sur le Tarn, en ce mois de septembre 1962 ? (Tiens, il faudra que j'aille consulter les archives de "La Dépêche". Je suis certain qu'il a été pris quand il chantait : "Avec ses yeux mouillants, elle dit qu'elle partira, elle dit qu'elle me suivra, alors pour un instant, pour un instant seulement, alors, moi, je la crois, monsieur, pour un instant, pour un instant seulement..." ou alors "Au carrefour des amitiés, la douleur s'évanouit, broyée par nos mains serrées, voici..."

(A suivre)

Joël Fauré

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Brèves :

FAN DE LIO


Lio est là. Je la lie au lit. Eux, ils ont élu une loi qui dit qu'une vie ne se tue pas. La vie de Lio, c'est ça. Vas ! Vis ! Le jeu, les ris. Je lui dit "Ici, la loi, c'est moi." Lio dit : "Ce zig est fou. Il a un TIC ou un TOC ? Oui, c'est fou, cet ara a un mal qui tue.
"Tu as mal au dos ?" lui dis-je. "Non, j'ai l'ai le feu au cou." "Au cou ?"
Sus à ce con en rut.

Lio se vêt de peu. Lio nue, oh oui ! Lio ôte ses bas et va au lit, lit un peu. 
Lio a un pli de Luc. Il lui dit sa foi.
Ne me dis plus mot.
Lio rit du zob du zig. Un zip en bas, et y'a peu, y'a nib.
Lio rit du vit de Jef, du cul de Luc et du con de Léa.

"Tu vas par là ?"
C'est pas pis que ça.
Ici, Lio ose un oeil sur un mur.
En mai, c'est sûr, il y a un max de pep à la TV et sur la FM. Son CD est bon. Elle dit un lai sur un air gai. 
Zut ! sur le fil.
Toi, tu dis que tu vas à Dax en TGV. C'est Guy Lux qui l'a dit. 

Si Lio lit ça et que ça lui va, c'est anticonstitutionnellement que je ferais sauter tous les verrous, tous les carcans et tous les cosets qui nous contraignent.

Fin

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commentaires

Joël Fauré 26/06/2007 16:05

Aurora : Lio est un "payse" Brel... Je crois qu'il aurait apprécié son caractère en acier trempé. Lio a prouvé que lorsqu'elle ne faisait pas dans la guimauve, elle pouvait très bien servir de beaux textes. Elle m'a notamment beaucoup ému l'an passé, dans le cadre du "Marathon des mots" où elle lisait des lettres d'amour...
Quand aux pépins et aux épines, dur dur... entre une droite arrogante et une gauche vieillotte et exsangue... que reste-t-il ? Les échardes du FN ? les copeaux du PC ?
Voulez-vous que nous créions un Nouveau Parti ?

Liberté : Un extrait de la mort du loup d'Alfred de Vigny :
"Gémir, pleurer est également lâche
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Et dans le sort où la vie a voulu t'appeler
Souffre et meurs sans parler..."
(Je le cite de mes mémoire, pardon pour l'imprécision.) Je repense souvent à ce poème. Malgré sa noirceur et sa désespérance, il m'aide à vivre et peut-être m'aidera-t-il à mourir.
Courage pour vos parents, Liberté. J'ai perdu les miens récemment, dans des situations similaires. Mon père est mortle jour de Noël, ma mère l'an dernier au mois d'aôut après un difficile combat contre la maladie de Parkinson. Elle ne supportait pas cette immobilité, cette déchéance ; pourtant il lui arrivait de sourire parfois.

teberli 26/06/2007 08:16

EN VRAC.. ;-)

Référendum.
Mourir : oui.
Souffrir : non.
Vieillir : non exprimé.
Brel a choisi.
......
Et j'ai choisi aussi... sauf que vieillir ne me gêne pas .... Enfin, on devient soi même..
Mais je reconnais que ce que je vis en ce moment avec mes parents me fait applaudir plutôt deux fos qu'une au "souffrir.. NON"

AURORA 25/06/2007 02:12

"Il y a des épines aux Rosa" et des pépins dans les pommes...
Mais la politique, c'est un choix et "choisir, c'est renoncer à tout le reste"...

PS: Brel aurait-il aimé Lio?

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