9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 20:20
A toutes les femmes
et à tous les hommes adultères de la Terre.
Et à Benoît XVI, avec tout le respect que je lui dois
A ma mère et à Dieu, vraiment.

Jeux de mots - Je de maux
"Qui a bu boiera ; qui est imbu aboiera."
"D'ores et déjà ; D'ors et de jade."
Le chien aboie, la caravane passe, le vagin vagit et le pénis peine...
Si j'ai bien compris, Jacky, dans la vie, il y a trois stades : l'enfance, l'adolescence et l'adultère ?

Bestiaire.
Des singes, des biches, des petits chiens, des grands chats, un lion des crocodiles, des moutons, des poules-faisannes, des vaches et des femmes...

Je veux mon portrait en "quat'-de-couv" dans Libé
Quand on demandait à Brel ce qu'était pour lui le lyrisme, il répondait : "C'est Jérôme Bosch qui dessinerait pour un quotidien." Moi, j'aime beaucoup la "chose imprimée".
Savez-vous ce qui me ferait vraiment plaisir ? Ce qui flatterait mon égo ? C'est d'être l'objet ou le sujet du très convoité portrait en dernière page du journal "Libération". Par exemple, à l'occasion de la sortie de ce livre...
Je crois que je vais envoyer un message au quotidien de Serge July : "Que faut-il faire et qui faut-il être pour avoir son portrait en "quatre de couv'" dans Libé ? (Si vous connaissiez ma vie...)"
Quand je cultive mes névroses et que je taille mes névrosiers, je m'offre, dans le jardin de la nuit, au milieu des "désespoirs du peintre" et des "oeillets de poète", de beaux voyages au pays de Bruegel et de Bosch.

Joëlle.
"Madame raconte partout que l'on m'appelle tata Jacqueline ; je trouve madame mauvaise copine..."  (Les remparts de Varsovie)
Ma mère, après avoir mis au monde des jumeaux (faux), en 1950, n'attendait plus personne.
En 1962, un "accident" m'annonça. "Bon, puisqu'il est là, on le prend, cet enfant." Ma mère aurait bien aimé avoir une fille. Elle avait choisi le prénom du petit tardillon non-désiré : Joëlle.
La mère de Brel, après avoir perdu des jumeaux, souhaitait une fille. Après un premier fils, Pierre, c'est Jacques qui arriva. Pendant longtemps, sa mère s'entêta à l'appeler Denise, et à lui laisser les cheveux plus ou moins longs...
Vous vous rendez-compte de ce à quoi on a échappé ?


Finalement, il n'y a pratiquement pas de différence entre un homme et une femme : il n'y a que les deux premières lettres qui changent...


Nouveau seuil critique.
Vous ne pensez pas qu'on va écrire :
"Fauré va beaucoup trop loin dans sa démarche littéraire.
On finit par se lasser de ces juxtapositions narcissiques, de ces parallèles douteux. Qu'a-t-il voulu faire, au juste ? Dans quel genre court-il ? La co-biographie"
?

(A suivre.)

Joël Fauré

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Brèves:


L'UNIVERCELLOTTI

J'ai reçu de bonnes nouvelles de Philippe Vercellotti.
Je suis très fier de suivre cet artiste talentueux et modeste depuis ses débuts, en 1989, alors qu'il se décidait à montrer sa mystérieuse "boîte à C" et accrochait ses toiles sur les cimaises de la galerie de la si bonne, si chaleureuse Simone Boudet, rue Genty-Magre. Les toiles de Philippe Vercellotti m'ont toujours fait rêver. Je suis aussi très heureux de la fidèle amitié que nous nous portons.
Si vous passez par Aspet, près de Toulouse, cet été, allez-donc vous faire une idée de son univers.
Vous pouvez aussi aller visiter son site : http://vercellotti.monsite.wanadoo.fr
J'ai retrouvé dans mes archives le texte que Philippe Vercellotti m'avait inspiré.

"Les Fatras organisés de Philippe Vercellotti.

L'univers pictural de Philippe Vercellotti repose sur un principe fondamental : la fusion patinée des objets de rebut qui ne veulent pas mourir.
Si les vieux murs orbes et douteux n'offrent aucune chance de voir l'air libre à la bimbeloterie qu'ils renferment -l'air du jour détruirait-il ces assemblages uniques ?-, ils sont dispendieux en lumière refletée de partout et de nulle part, un peu comme si ces capharnaüms
confinés étaient éclairés par des feux occultes.
Et soudain, les teintes sépia, les couleurs des cuisines d'autrefois à la campagne, jaillissent entre les tomettes rouges, les commodes citronnées ou parfumées à l'encaustique, les poutres-maîtresses, au dessus des tabliers des âtres ou des boîtes gigognes font la parade au dessus des convenances.
Il faut dire que les boîtes offrent toute lattitude à l'observateur. Ne parlons pas du peintre...
Dans ces greniers de ferblantiers et de rempailleurs, sans doute tout au bout du corridor où le vent chante, jour après jour, presque compulsivement, la vie en remet une couche. Ce qui n'arrange rien. Ou ce qui arrange tout. C'est selon.
Alors les crépis s'effritent, les boiseries travaillent et se charançonnent, mais les instruments du culte de la vie vieillissent de concert et de conserve : c'est ce qui fait leur force, leur cohérence.
Placés là, cohabitant comme le hasard avec le hasard, des fioles à demie-pleines ou à demie-vides colloquent avec les hameçons, les leurres et les appâts de nos doutes les plus obsessionnels.
C'est la victoire de la matière, de ces objets qui nous gouvernent parfois.
Alors, les vieilles guimbardes, qui en ont marre de se faire rouler, sèchent leurs pneus boueux et leurs chromes dans l'entrepôt de nos mémoires, un pan de toile pudiquement posé sur leurs carcasses.
Alors, les vieux voiliers, les "mâtures mortes" sans capitaine -ont-ils jamais pris la mer ?- semblent n'être que de piteuses épaves, ou des maquettes inachevées par un garnement qui a dû reprendre l'école.
Alors, les téléphones attendent que quelqu'un les sonnent, au beau milieu d'un bric-à-brac inspiré.
Alors, les vieux fauteuils Voltaire sont eux-mêmes un peu crevés -sur qui un fauteuil fatigué peut-il se reposer ?-.
Nous devrions y songer plus souvent.
Mais chez Vercellotti, ce n'est pas parce qu'un clou est tordu qu'il est arraché.
On peut aisément imaginer un dialogue entre le peintre et une admiratrice.
" - C'est comme ça, chez vous ?
- Oh, non ! C'est beaucoup moins bien !"
Les clous dont on fait des spectacles, les boîtes dont on fait des cartons, les tuyaux crevés dont on fait des tubes, les roulements à bille, les manivelles et les ressorts, toutes ces rotules si utiles animent les toiles Vercellotti. C'est la vie !
Pour ce qui est des étiquettes, on a "traité" Vercellotti d'"hyperréaliste". Mais on lui a aussi donné du "dada" ou du "pataphysique".
Il me semble que sa sensibilité aux êtres et aux choses, et les contre-univers et les solutions qu'il propose le ferait "dévier" du côté du "surréalisme".
Bien sûr, ce ne sont que des mots pour les petits marquis de la critique : n'y sacrifions pas trop.
Petite précision à l'usage des rédacteurs pressés sans souci du détail : VERCELLOTTI s'écrit avec deux
"l" et deux "t". Ca a son importance.
En revanche, laissons aller l'imagination de tous et de chacun au gré de ses toiles, dessins, huiles, chantournés et trompe-l'oeil.
Au catalogue des objets introuvables, Vercellotti signe la gamme des utilitaires. Des utilitaires à la force et à la vivacité de nos émotions et de nos nostalgies.
Plus que jamais, nous avons tellement besoin des artistes.

Joël Fauré

Mairie d'Aspet. Du 11 juillet au 19 août 2007. Vernissage le mercredi 18 juillet à 18 heures.
(A 64 direction Tarbes. Sortie 18 Saint-Gaudens - Aspet par D 5)


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commentaires

Joël Fauré 20/07/2007 23:25

Alba : "Bonjour, madame. Je viens encore m'asseoir sur votre banc..."
Qui a dit : "Il faut donner du temps au temps" ?
Jean-Paul Alègre a été mon "parrain" de théâtre au festival de Châtillon-sur-Chalaronne en 1998. C'est drôle que vous m'en parliez...
A ce propos, je savais Claude-Henri Buffard auteur de théâtre, mais pas voisin de H. Mingarelli... Peut-être échangent-ils ou peut-être se haïssent-ils ?
Merci, chère Alba, du temps que vous prenez à me donner quelques uns de vos mots... Mais, n'oubliez pas que vous êtes un peu ma "marraine" en cynernétique !
PS : J'avais été remué jusqu'aux entrailles par "Le loup des steppes" de mon copain Hermann Hesse (Savez-vous que c'est le livre de chevet de notre pape actuel... Pie XII ?) ; me voici bouleversé et ému aux larmes par "Brèves nouvelles de mon jardin" (Calmann-Lévy) : "Aucun grand auteur du XXe siècle n'a contemplé la nature -et plus particulièrement les jardins- avec autant d'amour et de bonheur que Herman Hesse."
(N'oublions pas Jean-Jacques Rousseau tout de même...)

Alba 20/07/2007 15:30

Histoires du temps :
"Aussi va le temps"(1..?)
A l'approche du temps de Mélanie
en octobre aussi
Oubliée "l'auguste institution"(sic)
qui m'employait aussi
Mon temps manque de temps
Et pourtant , question de politesse
et aussi de temps
Il est temps de répondre et d'avouer comme au théâtre, aussi : "J'ai du mal à suivre là...."
(Réplique de Mme de Bersac dans Le Petit Chemisier de J.P. ALEGRE).
ps : savez vous que C.H Buffard et H. Mingarelli vivent dans la même région?
Que le temps suspende son vol et vous offre une magnifique fin de semaine!

Joël Fauré 16/07/2007 16:25

Alba : Entre deux dossiers sévères, dans cette auguste institution qui m'emploie, je reçois les relents Adriatiques avec plaisir -à moins que je ne trompe lamentablement sur votre lieu de villégiature- (A ce propos, j'ai résolu l'autre jour une définition de mots croisés qui m'a décidément renvoyé vers vous et mes marottes : la définition était : lacet de la Botte. En deux lettres ? Po.
Beaucoup de livres en attente, je les note... (C'est Caroline Lamarche qui m'a donné le tuyau) en attente... La liste se fait longue...
Avec les TOC de lecture, je ne peux lire que "peu" mais "fort" et "bien". (Avez-vous lu mon billet sur Emmanuel Berl ces jours derniers ?)
Un de mes livres-phares reste bien sûr "Le désert des Tartares" de Dino Buzzati.
"Marcher sur la rivière" est sur la liste. Je suis allé humer ses ondes sur le net, et mon nez a frétillé.
Que lisez-vous en ce moment ? (C'est monsieur curieux qui parle...) Moi, je me délecte avec "Je hais l'été"... un petit bijou de finesse cynique...
Je m'aperçois de deux choses : que je suis en train de vous noyer avec ma logorrhée, et que nous sommes bien loin (quoique) du centre d'intérêt commun qui nous a reliés...
Avec toute mon affection. Votre blog me manque.

Alba 16/07/2007 14:56

Milena, Inès, des femmes qui ont su me toucher.....
Je vous ai déjà parlé de Mingarelli, je suis sûre qu'il saura vous toucher (dans son dernier roman, Marcher sur la Rivière, Absalon rêve aussi de l'Océan..)
PS:Goethe et ses "affinités" attendent dans ma bibliothèque parmi les livres à lire...
J'aimerais vous envoyer un brise de fraîcheur mais même dans nos contrées montagneuses il fait chaud !

Joël Fauré 16/07/2007 08:14

Alba : Vendredi 13, entrant dans une librairie, le premier livre qui a aimanté mon regard a été... "Mal de pierre" de Milena Angus. Je n'ai pu m'empêcher de fendre la tranche...
Les affinités électives ?

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