28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 20:40
UN VELO ET UNE VOITURE... D'APPARTEMENT

C'était contre toute attente...
Toulouse. Un samedi soir de juillet. Le dernier samedi soir de juillet.
J'avais dans le crâne l'idée d'acheter une cravache... ou deux dictionnaires, "Le Larousse" et "Le Robert", dans leurs dernières éditions...
J'avais réussi dans l'après-midi une petite vidéo de mon éjaculation en gros plan. Camille était loin ; je me languissais...
J'avais nourri mon "journal extime" et dormi comme il faut pour un homme de mon âge, de ma condition et de ma santé...
Je suis sorti d'intra-muros.
Là où je suis allé, c'est une "grande surface". Mais vraiment grande. Les Toulousains n'hésitent pas à dire que c'est l'une des plus grandes d'Europe...
Aussi surréaliste que cela puisse paraître, moi qui ai passé plus de temps dans les librairies que sur les stades (question d'aisance ? "Ah bon, ça se voit ?"), je suis entré dans un magasin dédié au sport...
Je l'ai dit, je voulais, désirais, par caprice ou par "physiologie", une cravache. Et je savais qu'il y avait là un rayon équitation.
Le désir d'achat était diffus, confus ; j'étais déjà passé par ce stade plusieurs fois au cours de ma vie, quand j'ai fabriqué mon premier fouet avec un tuyau d'arrosage, quand j'ai acheté un fouet de chien en supermarché (et que je l'ai  ensuite donné à une dompteuse du cirque Amar !), quand j'ai acheté en sex-shop ce grand fouet qui a fouetté une star de la chanson...
Bref.
Bref, là, sur quoi je tombe ? Sur une vélo d'appartement. Il me plaît. Il me tente. Il y a un écran et tout plein d'écritures... "Vous pouvez l'essayer si vous voulez" me dit un vendeur bavard. Je l'essaie. Des chiffres bougent sur l'écran... Il y a des petits coeurs dessinés en rouge. Je ferai bien de m'occuper du mien. Le docteur me l'a dit avant-hier : "Vous n'avez que 44 ans !" Et sous-entendu : "N'oubliez pas que vous avez aussi un corps."
Bon, tant que j'y suis, je vais voir les cravaches...
Il y en des bleues, des rouges, des violettes... Elles sont si jolies...
Et soldées aussi : 4 € 99. J'ai presque envie d'en acheter 4 ou 5 pour en faire un bouquet. Une "nature morte".
Je sors de "Go Sport" sans rien.
Et je rentre dans la surface. C'est vrai qu'elle est grande.
Rayon dicos (A ce propos, je regrette ceux qui étaient en or, et que faisait briller Bernard Pivot, le samedi après-midi), je vois des palettes entières de "Petit Larousse 2008", et à côté sur une mauvaise gondole gondolée où des clients ont "oublié" une paire de tongs et un dentifrice "Le Petit Robert". J'ai l'impression d'entendre dans les hauts-parleurs une voix dire : "Le Petit Robert est perdu. Ses parents sont priés de venir le chercher au rayon scolaire".
Dans le "Petit Larousse illustré 2008" fraîchement imprimé, je m'assure que le tsar "Nicolas Ier de Sarkozye" est bien Président de la République. Hélas, oui.
Aurons-nous ensuite à faire avec une dynastie de "Louis" ?)

"T.O.C."
y est.
"Cuissardes" aussi.
"Brel" aussi.
C'est écrit.
C'est bon, une année peut recommencer...

Mais 30 euros le "Petit Larousse" et 60 euros le "Petit Robert", je prends pas. C'est pas donné, la culture.
Je repense au vélo.

Finalement, en fouinant par hasard, j'ai acheté... une voiture.
Une "4L". Miniature. Echelle 1/43e (Un mois pour 43 ans ?). A un prix magique :
2 € 99. Ca me rappelle tellement de choses...
Les souvenirs n'ont pas de prix.

Joël Fauré


Partager cet article

Repost 0

commentaires

Joël Fauré 29/07/2007 10:25

Théo : Grand sourire matutinal et dominical devant cette synthèse pético-mercantile.

théo 29/07/2007 04:12

Et quid du bouquet de cravaches ?
Soldées en plus...et multicolores !
On part pour acheter un dico, on flirte avec accessoires de dressage et on repart avec 4 ailes dans le dos après avoir tenté le sur place sur un "vélo-qu'-avance-pas"...
Sourires nocturnes

Présentation

BIENVENUE

ESPACE LITTERAIRE ET EROTIQUE

Soyez les bienvenus sur cet "égoblog",
petit jardin virtuel.

N'oubliez pas, quand même, d'aller vous aérer.

"Vivre,
c'est passer d'un espace à un autre
en essayant le plus possible
de ne pas se cogner."

Georges PEREC



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recherche

Liens