29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 12:58

Le conducteur de la moissonneuse-dateuse : C'est pourquoi je vous demande la permission de prendre congé. Je ne vais pas plus longtemps laisser la moissonneuse seule sur l'éteule.

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Je vais l'accompagner. Je resterai le temps du remplacement pour le seconder. Je repasserai vous voir. J'aurai des histoires à vous raconter. Des histoires de gens qui se sont fait peser. Vous serez dans les parages ?

Le brûleur de cageots : Ca dépendra de nos atomes crochus.

La femme qui fait ça en blanc : Je crois que nous avons sous la main tout pour faire de cet endroit un point d'ancrage.

Le conducteur de la moissonneuse-dateuse : Le temps presse. Merci pour tout.

(Le conducteur de la moissonneuse-dateuse et l'inventeur de la machine à peser la souffrance quittent le plateau.

Le brûleur de cageots regarde le ciel.)

Le brûleur de cageots : La nuit se penche. Elle va tomber.

La femme qui fait ça en blanc : Nous allons la passer ici. Vous n'y voyez pas d'objection ?

Le brûleur de cageots : Aucune.

La femme qui fait ça en blanc : Il serait dommage de ne pas être témoin de l'accrochage. (Elle regarde le ciel et prend une photo.) Nous ferons des quarts et des tours de ronde. Nous ferons les "trois-huit". Hein ? Jusqu'à s'écrouler de fatigue. C'est si bon de s'écrouler de fatigue quand on sait pourquoi. Et puis, votre ami inventeur a dit qu'il avait des histoires à nous raconter. Ca fera passer le temps...

(A suivre.)

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Georges PEREC



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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