5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 13:11

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Le deuxième, c'était un peu différent. Il est arrivé, déjà convaincu de ce qu'il était : un obsédé sexuel. Un lyrique. Ca le travaillait. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser à ça. Il s'imaginait flagellant des femmes qui le flagellaient à leur tour. Et luttait contre cette idée avec laquelle il n'était pas d'accord. C'est difficile à vivre. Regardez plutôt.

(Il se dirige côté cour.

Eclairage douche sur lui.

Un homme arrive.)

L'homme : Tantôt je la pénétrai jusqu'au cerveau, et je ressortai mon vit plein de nerfs et de cervelle ; tantôt de mon morceau noble, je farcissai la bouche en cul de poule de la gallinacée pondeuse de perles...

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Avant la pesée, voulez-vous faire un test à la mode ?

L'homme : Ca n'influencera pas le poids ?

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Pas le moins du monde.

L'homme : Allons-y.

(L'inventeur de la machine à peser la souffrance sort une série de cartons sur lesquels sont imprimées des formes diverses. Il présente un à un les cartons à l'homme.)

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Que voyez-vous ici ?

L'homme : Un sexe.

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Là ?

L'homme : Un sexe.

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Ici ?

L'homme : Un sexe.

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Là ?

L'homme : Un sexe.

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Ici et là ?

L'homme : Deux sexes.

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Là et ici ?

L'homme : deux sexes.

L'inventeur de la machine à peser la souffrance : Monsieur, vous êtes un obsédé sexuel.

(Noir côté cour.

L'homme s'en va ; l'inventeur de la machine à peser la souffrance le raccompagne et revient s'asseoir sur le socle de béton avec les autres.)

(A suivre.)

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commentaires

Joël Fauré 07/03/2008 12:02

Connaissez-vous ce passage dans Colline de Jean Giono où le vieux Jaume évoque un ancien souvenir : il répare le manche de son fouet avec une ficelle qu'il a trouvée sur la route ?
Le fouet dans la littérature : une idée de billet, Aurora.

AURORA 07/03/2008 01:47

Aïe!
Mon sort est scellé ici même, j'ai tendance à voir des fouets partout, dans toutes les formes qui les rappellent, même de loin, même parfois de...très loin!

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