14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 10:50

Invité par l'école de Buzet-sur-Tarn, en 1993, Jeannette Mac-Donald se prête au jeu des questions/réponses et signe des autographes.  Attentifs, souriants, intenses, complices, les regards en disent long. Parmi les enfants, un fidèle parmi les fidèles : Jules Pons. (Photo PD)
Cas d'école

Quand il se passe tout et rien.

A Rennes, j'ai obtenu un modeste certificat d'aptitude au métier d'employé aux écritures.
Je suis entré de justesse en tant que tel au ministère de la justice. Là encore, comme le cirque, ce n'est pas moi qui ai choisi le droit, c'est le droit qui m'a choisi. Au bon vouloir des déclarations de "vacance" du concours d'emplois réservés.

Le zoo est fermé. Jeannette approche de ses quatre fois vingt ans. Jeannette est toujours un électron libre. C'est très bien tant qu'on a la santé. La santé conditionne tout. Le téléphone a été installé. On ne sait jamais...
Au gré de ses envies, Jeannette déplace sa caravane à travers le parc ; c'est une manière comme une autre de ne pas rester sédentaire.

En 1993, une grande exposition d'affiches est proposée à Buzet. Jeannette est invitée par l'école du village. Les enfants, donnés blasés, sont subjugués par cette fameuse mystérieuse  ; les maîtresses sont ravies. La dompteuse retrouve sa superbe, se prête au jeu des questions/réponses, signe des autographes.
Au milieu des enfants, il y en a de plus grands, les amis de la première heure : Bibiane Mangion, la secrétaire de mairie "aux idées justes et larges", Jules Pons, qui partait aux abattoirs avec sa deux chevaux et revenait avec trois boeufs, et Jean Bergail.

 
Jean Bergail.

Jean a vu Jeannette dans les années 50 à Toulouse, au cirque Amar. Il croit se souvenir que le cirque était installé à la "Prairie des Filtres". Il est sûr que Jeannette portait sa lionne Blanchette sur les épaules.

Il a souvent dépanné Jeannette.
Bonne bouille, le coeur sur la main, maintenant en retraite de la menuiserie, il ne rate jamais une occasion d'aller voir un cirque de passage. Savez-vous avec qui il aime y aller ? Mais oui, bien sûr...
"On a vu Grüss, on a vu Zavatta, on a vu Bouglione, dit-il, l'oeil malicieux.
 Chez Bouglione, on avait payé la place, et, sous le chapiteau, Jeannette a rencontré le directeur. La tournée était pour lui. Au cours du spectacle, le "Monsieur Loyal" a dit : "Ce soir, sous notre chapiteau, une grande dame du cirque nous fait l'honneur de sa présence : Jeannette Mac-Donald."

Les animaux meurent peu à peu, petit à petit. De vieillesse, de mort naturelle. Lorsque Jeannette perd son dernier lion, elle est effondrée. Elle sait qu'elle n'en aura pas un autre.
Jeannette Mac-Donald deviendrait presque une "Madame-tout-le-monde" s'il n'y avait pas tous ces chiens.

Jeannette, encadreé par deux hommes qui ont beaucoup compté dans sa période "buzetoise" : à gauche, Jules Pons ; à droite, Jean Bergail. (Photo JF)

" - Qu'est ce que tu veux faire, plus tard ?
- Dompteuse !"
(Photo JF)

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commentaires

Joël Fauré 16/08/2009 15:50

Ce jour-là, Jeannette était particulièrement heureuse avec les gosses. Elle a été remarquable.

AURORA 16/08/2009 02:08

Oui, les lions meurent aussi.
Mais comme cette histoire est triste et cruelle!
Cette femme, passée de la gloire et de l'aventure au dénuement total, aimait tellement la vie et les autres...

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