30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 18:48

Logotype de "LA VOIX DE SON MAITRE" - Création du peintre anglais Francis Barraud.

Hadopi :
Nom d'un chien ?

A la campagne, on sait ce que "charger" et "décharger" veulent dire. Balles de paille et bottes de foin ont contribué à ourdir un suant labeur.

Chez les "anatomistes" sans question et les "Jean-foutre", "décharger" parle de lui-même.

"Charger" et "décharger" étaient déjà des verbes d'action forts de sens.

Or, voici que, sur le ruban de la vie qui se déroule, s'imprime "télécharger". Il concerne la transmission d'oeuvres de l'esprit et de la pensée, de la chanson faribole au Chef-d'Oeuvre, d'une machine à une autre, sans octroi, sans péage, pénalisant les auteurs, ceux-là même qui, dans la même geste, se creusant la tête, en emplisse celle du premier venu, bien entendu !
Beaumarchais, protecteur des Gens de Lettres, empêché, un grand vide juridique s'est ouvert. Le créateur s'est retrouvé piégé, victime et coupable, juge et partie de ses propres avancements. Quoi est à qui, en art et en argent ?
Il se dit que des supports en souffrent ; le disque le premier. Il est bien loin le temps où l'on vendait des partitions à la criée dans la rue ; un peu moins celui des clandestines copies, des piratages sur cassettes, qui n'eurent qu'un temps.
Ce n'était que péché véniel.
Il se dit aussi que les artistes, vaches à lait à clarines battantes, ont dû donner de leur corps sur les planches ce qu'on leur prenait en voix.
C'est dans ce contexte qu'est né "Hadopi".
Non, ce n'est pas le titre du prochain Disney de Noël. Pas plus le nom d'un chien ou d'un chat, né, vacciné, tatoué l'année des pedigrees en "H".
L'acronyme, posé sur la table, veut dire : "Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet".
Les multiples vicissitudes, les hauts et les bas qu'a connu cette autorité laissent penser que le législateur doute, tâte, adopte la politique de l'autruche ou celle des trois singes.
Abandonné, le chien. Puis adopté, le chien.
S'il en est un qui doit dresser les oreilles et remuer la queue, c'est bien Nipper, le petit fox-terrier devant le gramophone, mascotte de la  firme "La Voix de son Maître". Un chien qui a du son et un son qui a du chien. Chien perdu sans collier ?

JF

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commentaires

Joël Fauré 01/10/2009 22:31


Bonsoir, chère Théo "retrouvée". Personnellement, je ne sais pas nager, mais il y aura bien, vu l'affluence prédite autour du lac, quelqu'un pour me sauver.
Ado p(r)is qui croyait prendre ?


théo 01/10/2009 22:15


Alors nous serons nombreux sur les rives du lac...
Mon avis n'a pas été demandé mais en tant que malade floue, je m'y reconnais dès les premiers mots !
Quant à ado p(r)is, je ne peux m'empêcher de penser qu'à nouveau, les mauvaises personnes vont être pourchassées, et que sous couvert de régularisation, de redistribution ou de sécurité, l'ultime
but est encore une fois d'avoir la possibilité de nous fliquer davantage...
bonne soirée, Joël et à bientôt !


Joël Fauré 01/10/2009 22:00


G : Diantre ! Serais-je devenu, comme le disait Brel, une aspirine ? Tant mieux si c'est le cas.
Tu le vois, je m'essaie à la rubrique, plus condensée, plus vite digérée...
La nostalgie, oui... Mon grand ami Victor Hugo disait : "La mélancolie est le bonheur d'être triste."
La suite.
Puisque nous sommes entre nous, et si tu me promets de ne pas l'ébruiter, je t'offre l'amorce de quelque chose qui se construira peut-être. Le titre provisoire ? "inconséquente". L'incipit ? "J'ai
dans l'idée d'écrire un roman qui commencerait par : "Je suis malade"
Je suis malade. Pas une maladie qui aurait un début et une fin, non. Une maladie floue, aux contours imprécis comme les rives d'un lac un matin de novembre...."
Qu'en penses-tu ?


Joël Fauré 01/10/2009 21:49


Aurora, Jeanne, Philippe : Je n'ai jamais compris pourquoi un "produit" téléchargeable, aussi accessible, à portée de main, à portée de clic, pouvait amener à de telles dérives...
Lire un peu trop chez le marchand de journaux, c'est encourir le risque de se faire réprimander... (Certains n'hésitent pas à placarder une mise en garde : "Ne pas lire les publications" !...)
Qu'en est-il de lire dans une librairie ?
A quoi s'expose-t-on à contempler un tableau dans une galerie, debouts et libres comme... l'art ? Où s'arrête la liberté de la seule écoute ou du seul regard permis ? Où commence la transgression ?
Où sont les frontières du toléré, de l'interdit ?
Et si tout cela n'était qu'une question d'éthique ?
PS : On se souvient de l'homme de radio Jean-Claude Averty et ses "Cinglés du Music-Hall", qui après avoir rébarbativement ânonné, un "seveu sur la langue", les références d'un disque, lançait : "A
vos cassettes"...
Jeanne, j'éprouve les mêmes difficultés que vous pour retrouver des paroles de chanson, quoique, en cherchant bien...
N'écoutez pas, les autres : vous pensez à "mes/vos" cuissardes rouges. (Cf blog de Jeanne)


Gilles 01/10/2009 21:42


Je suis hors sujet.
Volontairement, mais pas tant que ça.
Bref, un petit mot pour te dire que le matin, je lis du Fauré. Tu connais ? Alors tu dois adorer.En ce moment, j'en ai besoin avant d'aller travailler. Peut être par nostalgie, ma maladie
favorite.
Je relis les romans. Et puis ensuite je réattaquerai le théâtre.
Agence, Orbe, Chanterelle et tous les autres.
La suite, c'est pour quand ?
Un abrazo amistozo
G


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