14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:59

img562.jpgEn 1965, à BOBINO. Jean Ferrat et sa compagne Christine Sèvres, encadrés par Louis Aragon et Elsa Triolet. Photo DR.
                Jean des vils
 
           et Jean des chants
S'il a chanté la mort, c'était celle, privative, donnée au nom de quelques uniformes liberticides.
S'il a chanté l'âme, c'était le plus souvent celle des canons.
S'il a chanté la nature, c'était celle qu'il sentait déjà en péril.
S'il a chanté l'amour, c'était pour dire qu'il faisait perdre la raison.
Et pourtant, il avait réussi la prouesse de vous envelopper tous ces pessimismes dans du papier de soie et de vous les offrir les mains tendues, du velours dans la voix.
Jean Ferrat (Jean Tenenbaum à l'état-civil (Vaucresson (Hauts-de-Seine), 26 décembre 1930 -Antraigues-sur-Volane (Ardèche) 13 mars 2010) a été cueilli par la Camarde la veille d'une consultation électorale. Il y aurait bien quelque chose à dire...
Lui avait élu un idéal humain si simple qu'il en paraissait irréalisable.
Il faut croire qu'il nous faut des poux dans la tête pour avancer et de la laine sur le dos pour se "la brouter".
Il serait facile de reprendre les mots qu'il a si bien su se faire toucher entre eux pour nous toucher, à nous. Et évoquer le parcours et la carrière d'un homme que tous, comme un seul, saluent au même diapason. Je laisse ce soin aux gazettes qui l'ont copieusement fait aujourd'hui, et le feront demain.
Je ne retiendrais ici, alors que mille mots affleurent à mes lèvres -reprenez ses textes de chansons ; ce mot "lèvres" revient souvent- que deux noms : Christine Sèvres et Louis Aragon.
Christine Sèvres, sa compagne affectionnée, et Louis Aragon, son "égénie".
Eux trois nous manquent comme manquent les globules rouges.

JF

PS au technicien saissant et saisisseur de ce blog  :  Fais en sorte de publier ça le plus tot possible. Je sais, c'est baclé et nul à chier mais je l'ai pondu très vite alors que je suis malade à en crever bientôt. Mais je ne pouvais pas laisser partit Ferrat comme ça.

Pas de "blème" pour la photo ?

Surtout, pas de connerie, ne publie pas ce PS sur le blog.

Bye.
Jo.

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commentaires

jeanne 17/03/2010 02:29


mes texteS


jeanne 17/03/2010 02:28


il est 2h du mat
j'ai une connection aléatoire aux "marmottes"
petite insomniej'ai re_lu un de mes texte
sur mon passage à entaigues
là où le crapeau faisait chanter les galets
et où ma main touchait les nuages
oui je l'aimait ce jean
il est mort
ses mots m' accompagneront encore
la vie après la vie c'est sans doute aussi celà
je vous embrasse


le Bas des Dames 16/03/2010 21:10


Je ressens des désirs de condoléances à vous offrir.
Ferrat ne fut jamais un chanteur à me faire vibrer mais je respectais, bien sûr, énormément son travail et le bonhomme.
Permettez moi un sourire malicieux à toutes ces allusions aux ronces intimes qu'il aimait à honorer de ses lèvres... Moi qui suis un fanatique de la "terre brulée" à cet endroit !

Pour ceux qui les ont aimés, tous ces chanteurs là ne se remplacent pas. Ni Brel, ni Brassens, ni Bashung, ni Gainsbourg. J'en oublie sûrement.
Pourvu les autres chanteurs fassent de leur mieux pour nous aider à vivre sans ceux-là.

Amicalement,
Amandier


AURORA 16/03/2010 01:22


Par la pensée, nous l'accompagnerons demain.
Avec sur nos "lèvres", l'un de ses refrains...


Joël Fauré 15/03/2010 16:21


"Ces mots à peine éclos à mes lèvres qui gercent" (J'aurais seulement voulu)
"Pour vos toisons de ronces douces / Qui me retiennent me repoussent / Quand mes lèvres vont s'y noyer." (Je vous aime)
"Et ce goût du bonheur qui rend mes lèvres sèches." (Ma France)
A lire,parmi la "masse" de textes-hommages, sur le site de "La Tribune de Genève" : "Jean FERRAT : l'amour est cerise.
Le chanteur engagé était aussi un grand amoureux de la vie et de ses plaisirs."


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