En complément idoine à ma page d'hier, retrouvée dans mes jeunes et vieux papiers, et comme annoncé,
voici la critique, rédigée par votre serviteur, du film de Patrice Leconte "Le Mari de la coiffeuse", sorti sur les écrans en 1990.
Tout aussi idoines, et en sus, deux photos-cadeaux de Béa, la coiffeuse.
AFFECTION
DU
CHEVEU
"LE
MARI DE LA COIFFEUSE :
LES AMOURS CAPILLAIRES DE LECONTE"
Dans sa dernière création, "Le mari de la coiffeuse", Patrice Leconte se livre à un étonnant travail de psychanalyste. Enfant, il découvre le fonctionnement de sa
sensualité, révélé par sa coiffeuse. Au milieu des odeurs de laques et de lotions, le parfum de la barbière est aussi envoûtant que la naissance de sa gorge est
vertigineuse. Olfactif et épidermique. Charnel, diront les adeptes du plaisir du même nom...
Un "traumatisme" s'implante, porteur du fantasme qui gérera sa vie. Car une réalité s'impose : plus tard, il épousera une coiffeuse ! Un rendez-vous chez Freud, SVP.
Ce parcours égoïste ne rencontrera en fait aucun écueil. Il s'unit avec une belle artiste capillaire, archétype du corps de métier convoité. S'asseyant ainsi au plus moelleux du fauteuil du salon
(de coiffure) et sur l'irrépressible besoin assouvi. Dès lors, il n'aura de cesse de vivre sa passion exclusive (juste avant les danses arabes) avec celle qui se prête de bonne grâce
aux scénarios les plus subtils et les plus ludiques. Au rythme d'une vie de coq en pâte, sans autre statut que celui d'être LE mari de la coiffeuse, il sera toujours à ses côtés, parfois
pris à témoin par tout un lot de clients-échantillons, barbus hésitants, têtes à claques glabres, piteux et pittoresques en veine d'absolution.
Superbe dans le rôle de "la femme du mari de la coiffeuse", Anna Galiéna laisse suinter son érotisme, aux côtés de Jean Rochefort (désormais sociétaire de la pension
Leconte) jusqu'aux acmés les plus pervers. (Ah ! les beuveries à l'eau de Cologne ! Ah ! la vue plongeante, sous la pluie, sur la boutique qui abrite leur étreinte !)
A ce bonheur ouaté et pommadé il y aura pourtant une issue fatale, délibérée, à la mesure de la passion échevelée. COUPEZ !
JF
Béa bio, écolo, politiquement correct. Photo DR.
Béa. "L'image" Photo DR.