19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 19:16


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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 19:34

Un blog est-il un conservatoire ou un laboratoire ?
C'est la question que je me pose alors que j'ai entrepris de poser aussi mes tripes et mon cerveau "sur la table", par le biais de mes innombrables rêves.
Si mes textes "aboutis" trouvent ici leur place, comme ils la trouveraient dans un ouvrage édité, je me demande s'il n'en va pas autrement de ces matières premières, brutes, éclatées d'une carrière gigantesque.
A relire la profusion de cette récolte onirique, qui s'étend sur plus de 10 ans, je retrouve des thèmes récurrents (peurs archaïques, sentiment d'abandon, carences, frustrations, phantasmes...)
Je conserve donc en archives sur le papier ces notes prises au réveil et publie ici les dernières livraisons d'une sélection de mes "carnets de rêves".

Rêve de la nuit du 19 au 20 septembre 2001 :
A la place de mon poste de travail, on met rapidement un arbre. En faisant du tri, je retrouve des articles inconnus sur les TOC.
- Je tire à la carabine sur un très gros canard. Je rate la cible presque à bout portant !

Rêve de la nuit du 4 au 5 juin 2002 :
Dans un grand véhicule qui circule (grand car), le chauffeur est le Président de la République. Crainte d'un accident. Près des toilettes, un homme arrive et sort une arme. (1)

Rêve de la nuit du 21 au 22 janvier 2003 :
Un petit lac dans les plis d'un vallon.

Rêve de la nuit du 22 au 23 janvier 2003 :
Quelqu'un essaie de savoir (et insiste) ce qu'il y a dans un dossier en s'incrustant.
- Avant de rentrer chez mes parents, je retrouve mon fouet par terre abandonné dans un lieu qui ressemble à un pré.

Rêve de la nuit du 4 au 5 février 2003 :
Un spectacle. Peu de public. Je suis en retrait. Tout le public participe au spectacle sauf moi. Mal à l'aise bien connu maintenant. Une femme m'entraîne à participer avec une sorte de chaîne, de corde... Elle me tracte...

Rêve de la nuit du 18 au 19 février 2003 :
(Très prégnant. Long, étalé dans la nuit, dilué, dilaté.)
Contours imprécis. Sensation forte d'ECHEC. Maison. Porte pas fermée à clef. MUTISME. Près d'un fossé ? Attente près d'une maison. Grande pièce vue d'en haut.

Rêve de la nuit du 19 au 20 mai 2003 :
Motards m'arrêtent. J'ai les cuissardes lacérées. Pourquoi brillent-elles comme ça ? "Vous voulez voir mes papiers ?" Cuir souple. Un motard s'est blessé au tibia profondément. "J'ai l'habitude." dit-il.

Rêve de la nuit du 22 au 23 mai 2003 :
Je suis dans des WC publics. Une femme attend que te "termine", m'essuie, etc... Elle enlève ses escarpins, se lave les pieds et se rechausse, sans s'essuyer, puis elle va à quatre pattes avec sa mère (couches-culottes ?)

Rêve de la nuit du 2 au 3 juin 2003 :
Un car, dans une descente. L'avant du car est/semble très loin de l'arrière...

Rêve de la nuit du 31 juillet au 1er août 2003 :
X : "J'ai des cuissardes. Je les mettrai demain." Improvise. Caravane. Fourgon dans caravane. Crustacés.

Rêve de la nuit du 20 au 21 novembre 2003 :
Un plat n'est pas cuit dans une cafétéria. J'hésite. Une femme s'énerve. Finalement, je prends salade et poulet. Je suis en retard pour l'embarquement dans l'avion. Je me retrouve dans la soute, la queue, près d'une femme enchaînée (prisonnière ?) Quelqu'une : "Dans la soute, on a l'impression d'être dans un rêve." Si accident, premiers touchés. En fait, des hublots.

Rêve de la nuit du 10 au 11 décembre 2003
Une bête (imprécise) veut me mordre.

(Très prégnant. Dur au réveil.)

Rêve de la nuit du 11 au 12 janvier 2004 :
Sous les jupes d'une femme. Chaud. Sensuel. Fouet.

Rêve de la nuit du 25 au 26 janvier 2004 :
Un animal (chat) veut "me prendre" par la jambe. Très forte éjaculation. Jets saccades.


Rêve de la nuit du 9 au 10 février 2004 :
Dans les étages de la clinique X, rencontré X : "Vous me ramenez ?"
Chambre basse "la meilleure". Du bazar. Vitre.
De nouveau dans la chambre.
Groupe d'infirmières : INCOMMUNICABILITE. Des infirmières. Sur le lit. Une tache de sang ? Qu'est-ce que c'est ? Une infirmière (jolie, les cheveux courts) me touche le sexe et en ramène un peu de sang au bout des doigts pour comparer.

Rêve de la nuit du 22 au 23 mars 2004 :
Ma mère. Maison
. Une partie s'affaisse. Je suis BLOQUE. Je ne fais plus rien. Mur. Une équipe de médecins. Bêche cassée : tout est fini ?

Rêve de la nuit du 6 au 7 août 2004 :
Public. Sur scène un animateur me dit : "Vous, vous buvez..." Tête de turc.

Rêve de la nuit du 9 au 10 août 2004 :
Reportage TOC avant/après filmé. Micro. X. "Je serai vrai. Je suis dur pour mes parents. Je suis un patient difficile, très narcissique.". Décor. Chez X. Pour y accéder, murs, échelles, etc...

Rêve de la nuit du 28 au 29 août 2004 :
Mon oncle X appelle. Il voudrait que je l'emmène à un enterrement. Ma mère dit que je ne peux pas. Il gueule. Sa femme aussi. Enterrement copain du Nord ? Il raccroche. Mon oncle prêtre est au bout du fil. Nous nous parlons en Espagnol. Il a reçu des livres que j'avais commandé par correspondance. L'un est l'histoire d'un moine qui aime se faire fouetter. Mon oncle, un autre prêtre et la bonne disent que ce livre est malsain, etc... Coupure de téléphone. Je descends dans la maison. Le téléphone re-sonne. D'autres livres sont bien sur les champignons, les plantes, un sur Bruxelles.
Puis mon oncle sort de chez lui et me montre (!?) l'emballage des livres : un tube de carton. Je veux faire tomber la paille qui protège. "Non, pas dans la rue, tout le monde est fâché."
Puis :
Mon oncle est à la maison. Il voudrait mettre le tube de carton dans la voiture (2 CV ou 4 L ?) Il faut le plier. Mon père tient le volant. "Ils" ont enlevé le siège avant.
Mon oncle : "Regarde dans un des livres en fonction de l'année de la voiture comment on l'éteint." On tourne la clef. La voiture ne s'éteint pas.

Rêve de la nuit du 3 au 4 septembre 2004 :
Un prof
: "Ceux qui ont des TOC vont faire des exercices dans une autre salle."
Moi
: "Je m'adresse au médecin, pas au prof. Vous manquez d'empathie."

X arrive, voilée.
Sa mère est morte.
(Et la mienne presque.)

Rêve de la nuit du 10 au 11 septembre 2004 :
A l'Ecole. Comment calculer la surface d'un slip ? (qu'on nous a distribué.) Formule. Je vais chercher de quoi écrire, y compris prospectus. Agitation. X. A l'école. X attend pour une réunion. L'autre institutrice me confie la clef de la malle de sa voiture. Mal à fermer.
Puis :
Appartement. Un système électrique ne fonctionne plus pour baisser un rideau. Un bouton à appuyer.

Rêve de la nuit du 12 au 13 septembre 2004 :
Dans le train qui mène à X, je projette des images de cirque. Témoignage de madame X. Un important espagnol en béquilles se plaint. On me reproche cette projection.
X écrit à un clown espagnol sur carte postale "Epicerie Epargne X" : "Para mi mujer, quien es su hija ?"
Clinique X dernier étage 23.
Leïka...



(1) Jacques Chirac, alors Président de la République, a échappé à un attentat le 14 juillet 2002.



Les blogs sont-ils des conservatoires ou des laboratoires ?

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 19:44

Rêve de la nuit du 1er au 2 février 2001 :
Passé la nuit avec X dans
lit chambre parents. Empêtré avec couverture.
Tocs. Boîte de Prozac. Cadeau emballage individuel et pompe. X n'a pas trop la forme morale.
Puis dans voiture R5 X près pharmacie. Arrive un attroupement. Tracteur et projecteur. Mât dressé devant maison. Mère s'emporte.

Rêve de la nuit du 6 au 7 mars 2001 :
Grand homme politique X dans une gangue de bois près escalier école X. Rallye touristique. Quelqu'un, de la famille de l'homme politique, a 400 ans. Comme un jeu tournant pharaon, puis l'homme politique signe des autographes à mère, X...

Rêve de la nuit du 7 au 8 mars 2001 :
Brouette roue tordue dans allée racine. Quelqu'un vient à ma rencontre ? Connaissance gêné ? Quelqu'un veut consuluter un dossier. Avec la brouette -peu de place pour passer- je lui fais mal, involontairement. Il regarde longuement s'il n'a rien.
Une ancienne connaissance -jeune- danse... comme autrefois.

Rêve de la nuit du 26 au 27 mars 2001 :
Tombe
de famille dans le fossé près de chez X. Fossé plein d'eau. Croix. Pourquoi creusé quand "y'avait pas d'eau" ? 2 mètres, l'eau est venue. Une voiture s'arrête près du caveau : Renault 6 beige. C'est X qui regarde. Une autre voiture double.

Rêve de la nuit du ? au ? 2001 (Vendredi au samedi, début mai) :
***
Un morceau de chair se détache de l'orteil. J'ai l'impression que morceau après morceau, petit à petit, tout le corps va "y passer"..., se grignoter, se morceler, se réduire à néant...

Rêve de la nuit du 8 au 9 juillet 2001 :
Un feu d'artifice sur une place. Un incendie. Evacuation. Une fusée, à gauche, vite éteinte. Une à droite. Intervention des pompiers et des municipaux. Font la chaîne avec des seaux d'eau. Lieu indéfini. Un incendie rapide dans un appartement.
Rêve interrompu par sonnerie réveil. Une semaine avant feu d'artifice à Toulouse. Désarmorcer l'angoisse. Se confronter de face. Exposition avec prévention de la réponse.


(A suivre...)

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 20:59

Manuscrit prise de notes de rêve.
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 19:53

Rêve de la nuit du 11 au 12 févier 2000 :
Je suce le gros orteil de X.

Rêve de la nuit du 14 au 15 février 2000 :
Descendu en mobylette plan incliné presque à la verticale. Se retrouver dans cabinet de docteur inconnu avec ma mère. Pratiques du médecin très contestables. (3 médecins hommes + 2 personnes notant tout.) Sans parler, examiné yeux. Psoriasis.
Tension pénible au réveil.

Rêve de la nuit du 20 au 21 février 2000 :
Une maison. "La" maison. Vue sous un angle différent. Des pièces que l'on ne connaît pas, où l'on a l'impression de n'avoir jamais mis les pieds.
Presser dans un petit trou du sol. Découvert cavité et objet... (tuyaux, etc...)
4 L. Voiture qui s'échappe dans une descente.

Rêve de la nuit du 11 au 12 avril 2000 :
L'otage Brice Fleutiaux est libéré !
(1)

Rêve de la nuit du 24 au 25 avril 2000 :
Annonce passée dans "Swing" qui demande identité mairie. Annonce pleine de fautes.
Un homme (marié) a une liaison sur son lieu de travail avec une très jolie fille ("mi-prostituée")

Rêve de la nuit du 5 au 6 mai 2000 :
X me donne ses carnets intimes. Sur agenda numéros de téléphones. Elle applique mon pied sur sa joue.
- Altercation avec avocat.

Rêve de la nuit du 14 au 15 juin 2000:
***
Castration ? Un énorme sexe (le mien ?), gros comme un gros saucisson, sectionné net. Pas de bourse.
Image forte. Pièce de boucherie. Vision parfaite.

Rêve de la nuit du 12 au 13 septembre 2000 :
X nouvelle coiffure. "Ah !" de surprise.

Rêve de la nuit du 30 au 31 décembre 2000 :
X se blottit contre moi appentis X, en pleurant : "Je veux que tu m'aimes."

(A suivre.)

(1) Brice Fleutiaux, otage en Tchétchénie, a été libéré le 12 juin 2000. J'avais eu l'occasion de le côtoyer dans le cadre de mon travail et nous avons souvent conversé.  
Les dernières paroles qu'il m'a dites avant son départ prennent rétroactivement une dimension tragique : "Je me casse. J'ai besoin de liberté."
Il a mis fin à ses jours le 24 avril 2001.
A lire, sa biographie "Otage en Tchétchénie", aux éditions Robert Laffont.

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 19:12

Rêve de la nuit du 3 au 4 avril 1998 :
X et sa femme, larmoyants. (Deux petits biberons.) Embrassé. X à côté.
Mère. "X t'en veut, te fais "porter le chapeau". Se calme. (Parodiant.)

Rêve de la nuit du 8 au 9 avril 1998 :
***
Compromis photos. Gendarmes chez X. TOCS. Témoin répréhensible. "Aux poules". Télé 7 jours coupure. Peu parlé avec témoins. X ? Oublié coupure. Déposition Gendarmes. Dur. Reçu  courrier ce jour-là : photos SM + cigarettes (3 paquets.)
Frère X retrouve sorte de portique, (dans l'eau ?)
Tension pénible au réveil.

Rêve de la nuit du 14 au 15 octobre 1998 :
Tout haut et réveil :
(A mère ?) : "C'est une expression. Ta gueule !"
Grand-mère.

Mort du marionnettiste. Spectacle de rue. Un marionnettiste (tête ronde). Dans le public, micro-spectacle. Des gens donnent des pièces. Le marionnettiste s'en va, grimpe sur un mur, le toit et se jette d'en haut. Vision de la chute. Mort. Plus tard, vue du cadavre. Yeux fermés.

Rêve de la nuit du 28 au 29 novembre 1998 :
Scène d'Apocalypse.
Terre en feu. Ciel noir. (Asphyxie ?) Fin du Monde. Messages aux Terriens. Frère X au volant d'un camion de pompier. Eteindre le feu dans une ville. Calciné. Puis explication de ce rêve à la clinique C. (Grand hall inexistant dans la vraie clinique. Cafétéria. Télé 7 jours à ne pas citer. X sur fauteuil roulant.)
Explication d'un TOC à X.
Copain d'enfance.

Rêve de la nuit du 29 au 30 novembre 1998 :
Retiré comédon. Très long. Mis dans chambre mère. Comédon s'agite comme un ver. Piétiné.

Rêve de la nuit du 10 au 11 décembre 1998 :
- Père décédé. Je n'assiste pas aux obsèques.
- Bottes.
- J'apprends que je suis séropositif. Centre de dépistage. "Il a de la fièvre et... [illisible]"

Rêve de la nuit du 27 au 28 février 1999 :
Un lieu, loin de "la maison". Groupe. Garçons. Filles. Sexe. Bottes. Fellation. Mère venue me voir (Belle image) Amené photos (dont X salle des fêtes et rue Mairie X.) Repartie en Mobylette. Coin de rue. Rappelée...

Rêve de la nuit du 7 au 8 mars 1999 :
Suivre sans savoir où l'on va.
Cirque X. X ? Kalachnikov ? Dans rues ?

Rêve de la nuit du 17 au 18 mars 1999 :
X veut me sucer.
Préservatif. Chez lui. Correct et propre. Un panneau devant sa porte : "Actuellement, 2 men." Dans sa cuisine, pâtisseries sur frigo.

Rêve de la nuit du 12 au 13 avril 1999 :
Surpris amie de X chez moi. Coca et Héroïne. Carte sous table.
X dans boutique miteuse.

Rêve de la nuit du 18 au 19 novembre 1999:
- Resté 2 jours sans aller travailler et sans prévenir. (Fatigue intense.) Impression très pénible.
- Pharmacie X. Discussion et don de stylos promotionnels X "Le Toc, une maladie à découvrir."

Rêve de la nuit du 21 au 22 novembre 1999 :
Tué serpent
sous le lit. Je l'ai mangé, malgré qu'on (ma mère ?) m'ait dit : "Une vipère, ça va... mais une couleuvre, il vaut mieux ne pas manger".

(A suivre.)

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Et pour être un peu plus léger :

"Georges Brassens a construit une chanson
"La chasse aux papillons"
Avec seize rimes de "age"
Et seize rimes de "on"
Elle est de bonnes dimensions
Elle fait bon ménage
En long, en large et en travers
Avec tous ceux qui aiment les vers."

Joël Fauré
(Poèmes simplistes.)

PS : Figurez-vous qu'hier, en recopiant "de mémoire" ma poésie simpliste, j'ai "oublié" ces pieds :

"Une ablette
Qui boit de l'anisette en cachette."

Dont acte.

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 19:27

Rêve de la nuit du 31 décembre 1995 au 1er janvier 1996 :
Plus d'escalier au garage. Pompe enlevée. Traces roues et pneus champ. Mon frère X : "Je vais appeler les forces." (De l'ordre ?)

Après une absence dans une école, je ne retrouve pas mon banc. (Exclusion ?) Un autre a mis la veste sur le dossier.

Dans un gymnase, X. Un groupe chantonne. X se met à chanter, à faire un boeuf. Personne ne l'écoute. X s'approche de lui. Un autre groupe, en le voyant, part en riant, en courant.

Rêve de la nuit du 27 au 28 janvier 1996 :
X, X' et enfants dans l'espace clos d'une voiture. Reproches.

Rêve de la nuit du 30 au 31 janvier 1996 :
- Punaises par lots (?)
- Peur des soldats.
- Relation à la mère. Dépendance.

Rêve non-daté (antérieur à 1994) :
Je fouette un personnage gras et fessu,
un peu comme une créature de Botero. Je le recouvre de sperme. Plus tard, un voisin (X) vient enquêter chez moi et met à jour mon action. Le type que j'ai fouetté est mort.

Rêve non-daté (antérieur à 1994) :
Je suis le seul à ne pas être invité à un repas de famille. La traditionnelle photo se fait sans moi.

Rêve non-daté (antérieur à 1994) :
J'ai cassé le frein à main de ma voiture. Je fais réparer. La facture est impressionnante : plus de 15 000 francs.

Rêve non-daté (antérieur à 1994) :
Dans une clinique, 4 personnes dans un lit. 1 personne sur 4 est séropositive. A la manière d'une stoque-fiches.

Rêve non-daté (vers 1996) :
Je fais des analyses et des examens : les résultats ne sont pas bons.

Rêve de la nuit du 5 au 6 avril 1997 :
Homosexualité
. Fellation et éjaculation faciale. Un homme effectue goulûment une fellation.

Rêve de la nuit du 20 au 21 avril 1997 :
Zoo X. Cage descellée sur roulettes. Trottoir. X (Municipalité) a creusé un trou et découvert un ancien blockhaus

Rêve de la nuit du 21 au 22 mai 1997 :
Eglise de X rénovée. Trous. Pierres branlantes. Tableaux de la Passion conservés. Statues articulées sans tête. Mouvement de fouet.

Ce sera tout pour aujourd'hui !
( A suivre.)

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Et pour être un peu plus léger :

Un lapin
Qui boit du vin.
Une dorade
Qui boit de l'orangeade.
Un ouistiti
Qui boit du whisky
Comme c'est pas permis !
Un mulet
Qui boit du lait de mulet.
Mais ça n'a pas de lait, un mulet !
L'infâme !
Il boit le lait de sa femme !
Et un homme, dis papa,
Qu'est-ce que ça boit ?
Un homme, ça boit tout ça
Et quand ça en boit des litres
C'est plein comme une huître !

Joël Fauré
(Poèmes simplistes.)

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 19:42

Où il est question d'Alexandre Soljenitsyne là où vraiment on le l'attendait pas...


Peppone et Don Camillo.
C'était il y a juste 5 ans, en 2003.  Je me décidai enfin à porter à la connaissance de mon oncle abbé mes fameux "carnets" dont a lu ici même la quintessence...
Je ne risquai plus grand chose... Seul le passage très tourmenté de mes obsessions dans une église (se sentir "obligé" de faire une fellation au Christ et me faire sodomiser par lui !) m'avait un peu posé scrupule, mais une conversation à voix nue avec le frère de ma mère avait "déblayé" l'écueil.
En retour, je reçus ceci :


Saint-Rome, le 14 avril 2003

Mon cher Joël,

J'ai tout lu d'un trait. Commencé samedi, fini lundi à midi.
Il y a du travail et ça n'a pas été écrit en quelques jours.
L'impression qui s'est imposée à moi a été de retrouver le souvenir de quelque poëme appris il y a 64 ans en seconde à Saint-Pierre :
Alfred de Vigny, très tourmenté, avait écrit dans Moïse :
"Je suis grand, Seigneur, mes pieds sont sur les nations
Ma main fait et défait les générations
Vous m'avez fait puissant et
solitaire
Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre.
"
(C'est Moïse qui parle.)

Et dans "La mort du loup" :
"Sachant bien qu'à deux pas ne dormant qu'à demi
Repose dans ses murs l'homme son ennemi
Il s'est jugé perdu puisqu'il était surpris
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris."
"Gémir, pleurer, prier est également lâche
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

Ce que je pense de ces "carnets" : ils ne sont pas sans intérêt. Qui pourra s'y intéresser ? Quelqu'un qui souffrirait des mêmes tocs ou tics ou quelqu'un qui se sentirait interrogé par ces phénomènes. Il faut qu'il soit un peu lettré tellement il y a d'allusions ou de citations de la mythologie universelle et de la littérature lue au hasard des rencontres avec des auteurs si différents que ça en est une surprise. A vrai dire, cette surcharge, ce souci de citer tous les détails ne me paraît pas la meilleure façon de retenir le lecteur qui aime que quelques mots, quelques phrases lui suggèrent tout ce que lui-même peut recréer sur le sujet, tant il est vrai qu'on s'écoute toujours soi-même et que les autres sont presque toujours l'occasion de se retrouver soi-même.
Il m'est apparu que la pièce que tu m'avais envoyée était d'une écriture presque parfaite parce que très dépouillée, très directe, et je serais content qu'elle soit jouée.
Dans ce genre d'écriture, c'est Soljenitsyne qui reste mon Maître préféré. Dans un petit livre comme "Une journée d'Ivan Denissovitch", tout est dit d'un ton neutre sans emphase ni dérision sur la vie en camp de concentration, et au travers de l'écriture si plate, si dépouillée, on devine l'auteur riche d'une incroyable expérience et d'une foi en Dieu qu'il ne nomme jamais. J'ai lu aussi "Le Premier Cercle", "Le Pavillon des Cancéreux", "L'archipel du goulag", toujours avec la même passion et "Août 14" : l'homme dans la guerre.
Pour l'intérêt suscité par la lecture des "Carnets", j'ai été surtout intéressé à partir de la page 75. Il y a sans doute quelques phrases qui veulent s'imposer comme "me l'eût-on fait comprendre autrement, je l'eusse mieux accepté". A mon avis c'est répété trop souvent pour trop de motifs. Mais dans l'ensemble les réflexions sont judicieuses et et les questions multipliées...
A vouloir toujours s'interroger sur tout, on se réduit à l'inaction, car le questionnement sur l'homme et sur tout son environnement est indéfini et infini.
Voilà quelques détails donnés à plume volante et sans prétention.
Je crois qu'il te faut continuer à écrire, c'est ta planche de salut.
Peut-être les pièces de théâtre sont plus à ta portée qu'un essai littéraire qui demande d'être percutant pour être entendu, et aujourd'hui où tout le monde écrit, c'est difficile de se faire publier, et encore plus de se faire remarquer et devenir connu.
Bien à toi. Courage.

R.T.

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 18:29

FAISONS UN REVE... I HAVE A DREAM

De mes nuits agitées, passées à me battre avec des dragons et des soldats, ou à visiter d'étranges nécropoles, j'ai capturé au réveil quelques fragments et détails.
Quel meilleur support que ce "journal extime" pouvait accueillir cette matière ?

Rêve de la nuit du 29 au 30 septembre 1995 :
Je range ma bicyclette contre un mur. Le dérailleur se coince dans un trou de ce mur et y reste... La chaîne pendouille. Comment réparer ? J'en suis incapable. Comment faire pour rentrer ?

Rêve de la nuit du 13 au 14 octobre 1995 :
Je suis devenu papa d'une petite fille brune, jolie.
Eléments du rêve : Dans une clinique, près d'une porte. La maman est H. que je n'ai  pas vue depuis longtemps. Je lui dis : "Elle a de qui tenir". Désir de paternité ?

Rêve de la nuit du 18 au 19 octobre 1995 :
Une femme entre dans mon appartement et je suis mort de peur parce que je sais qu'il va se passer un drame. Cette femme porte un objet à la main (Un livre ?). Elle m'embrasse sur la bouche et me transmet un poison violent contenu dans la bouche.

Rêve de la nuit du 30 au 31 octobre 1995 :
Je prête mon corps à un comédien (pour un spectacle). On voit mon psoriasis. Ma mère intervient : elle ne veut pas qu'on me voit dans cet état.
Eléments du décor : Vignes à Buzet, un vieux panneau publicitaire écaillé.
Quelqu'un me fait remarquer mon psoriasis. On me dit : "Beurk... ça ressemble à une bouche d'égout." Le psoriasis a "germé" (longs germes de blé ?), noirs au bout (comédon ?).

Rêve de la nuit du 7 au 8 octobre 1995 :
*** (Classé trois étoiles)
Des examens ont été effectués. Ils ne sont pas bons. Je dois être hospitalisé. Je suis terrorisé. (Terreur persistante au réveil.)
Eléments du décor :
  Ecrit sur glace  : "Vendu, t'as bu"
On place d'autres patients dans diverses chambres. Dans les combles : un homme et une femme.

Rêve de la nuit du 8 au 9 novembre 1995 :
Un oncle est mort.
Devant cathédrale de L., choc avec vélo. Petit train touristique St-L.

Rêve de la nuit du 14 au 15 novembre 1995 :
Dans une tente (un barnum), un voyant noir. Du monde. Ses costumes. Fétichisme. Mal à l'aise. Mal être.

Rêve de la nuit du 1er au 2 décembre 1995 :
Dans un bureau. Des collègues (dont E.) A la cantine. Serrés. "Qu'est-ce que tu as sur la tempe ?" (Evocation du psoriasis ?) Je retrouve mes collègues dehors, en groupe.
Eléments du décor : une usine de tôle ondulée avec esnseigne. Mal être.

Rêve de la nuit du 2 au 3 décembre 1995 :
Je fais un travail que je ne comprends pas. Impression pénible.

Rêve de la nuit du 5 au 6 décembre 1995 :
Parents. Retourné chez eux. Vu père fête de R.
Eléments du décor : Un bois, un restaurant avec plat à emporter.
Chez notaire ou avocat. Emporté chaussette (?!) Emprunté.

Rêve de la nuit du 14 au 15 décembre 1995 (avant repas collègues) :
Mon dernier frère va se marier. Fête, noces. Très mal à l'aise. Mutisme. (Toilettes, empêtré.)

Rêve de la nuit du 15 au 16 décembre 1995 :
Clinique Castelviel. H. Arrêt de bus. Car.
Eléments du décor : Nationale 88. (Îlot zébra arrêt-car).
H. Bottes. Chambre.

Rêve de la nuit du 20 au 21 décembre 1995 :
Mon frère X. a changé de maison. Des documents lui appartenant (tenus cachés ou qu'il refusait de voir.) :
- cul
- secte
- couteaux.
Puis à Casino (épicerie) X et X et mes parents faisant leurs courses ensemble.

Rêve de la nuit du 30 au 31 décembre 1995 :
***
Restitution tension pénible travail. Vie familiale (parents). Très mal. Oublié de me raser (Terrible.) Cachet anxiolytique.
Eléments du décor : Hameau des "Luquets". Nouvelle formule "Dépêche" "Tout en couleurs" Travail sur une rochelle.

(A suivre.)



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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 19:41

Dans une boîte, des rubans, des bobines et des bandes...
C'est tout ce qui me reste de la période "radio"...
J'ai retrouvé, entre autres, ce qui suit.
Et repensé à "La dernière bande" de mon grand ami Samuel Beckett :
"Krapp : Ah ! (...) Boîte... trrois... bobine... cinq. (Il lève la tête et regarde fixement devant lui. Avec délectation.) Bobine ! (Pause) Bobiiine !"
La dernière bande. (Samuel Beckett) Editions de Minuit.


JEAN-PIERRE CHABROL :
"MON CAPITAL INTELLECTUEL, C'EST MES RENCONTRES"

Joël Fauré
: Jean-Pierre Chabrol, je n'ai pas préparé de première question. Alors, est-ce que vous pouvez à la limite vous la poser et y répondre vous-même ?

Jean-Pierre Chabrol :  Houlala... Oui, mais moi, quand je me pose des questions, c'est grave. Je vais me coucher après.

JF : Bon. Vous m'en voudrez beaucoup si je vous dis que vous êtes éperdûment amoureux du verbe ?

JPC : Ah oui... Non... Je crois que la langue, c'est ma vie. Je crois qu'on peut dire beaucoup de choses, vous savez. Depuis séduire les filles jusqu'à séduire son banquier en passant par décontenancer un politicien, tout ça, c'est des exploits pour lesquels il faut très bien connaître la langue française, la langue en général. La langue, c'est le charme. Vous savez que les Dieux gaulois étaient représentés avec une énorme langue d'où partaient des chaînes, avec des hommes qui étaient au bout enchaînés, qui étaient heureux d'être enchaînés ; on disait que les Dieux avaient la langue qui vous emprisonnait dans du bonheur.

JF : C'est joli. C'est peut-être de là qu'est venue l'expression "avoir la langue bien pendue" ?

JPC : Peut-être bien, oui...

JF : Jean-Pierre Chabrol, que venez-vous faire ici  [à Ramonville] ? Jouer ?

JPC : Je joue, oui. Je fais ce qu'on appelle un "one man show" C'est-à-dire que je suis pendant deux heures sur scène et que je joue un certain nombre de personnages, d'histoires...

JF : Je me souviens de Jean-Pierre Chabrol qui "radiotait", et je me souviens que toutes vos chroniques, croustillantes, se terminaient par un leitmotiv : "A la prochaine et que Dieu vous ménage"...

JPC : Oui, ça se dit chez moi. Ou alors si on est plus grossier, on dit : "Que Dieu te bénisse et te fasse le nez comme j'ai la cuisse et le menton comme j'ai le croupion." Mais ça, c'est moins délicat.

JF : Alors, vous êtes colporteur d'idées, colporteur de rêves...

JPC : Plutôt colporteur de rêves que d'idées. Et surtout colporteur d'images et de personnages. Moi, j'aime camper les gens qui m'ont plu, qui m'ont surpris... C'est ça, mon folklore à moi. Mon capital intellectuel, c'est mes rencontres.

JF : Vous traînez... Je crois que traîner n'est peut-être pas le mot... Il y a, sous-jacent derrière vous vos origines, parce que vous en êtes fier, tout simplement. Vous annoncez la couleur. C'est un peu votre carte de visite. Elle vous suit partout...

JPC : Oui. C'est un peu injustifié quand même parce que, vous savez, les racines, on ne les choisit pas. On naît à un endroit mais on n'a rien fait pour. Donc, il n'y a pas d'orgueil à... Je trouve que les gens qui sont fiers d'être de quelque part, c'est un peu bêta. Simplement, ce qui est moins bêta, c'est de se mettre à aimer son pays et les gens qui l'habitent, voyez... Mais moi je recrée mon pays partout où je vais, c'est-à-dire quand je vais quelque part, il y a des gens qui viennent me voir, qui deviennent mes amis. Je me mets à aimer des paysages. Moi, j'aime autant la pluie que le soleil, et j'aime autant le vent que la sécheresse. J'essaye de profiter de ce qui est là et de ce qui m'entoure.

JF : Tous les jours, il y a, je suppose, un émerveillement. Il y a quelque chose qui vous fait frémir. Il y a quelque chose qui vous fait grelotter... Il y a quelque chose qui vous interpelle... Là, depuis ce matin, depuis que vous avez mis le pied à terre, est-ce que quelque chose vous a interpellé, est-ce que vous avez eu un petit "flash" comme on dit aujourd'hui, dans la journée, là, pour quelqu'un ou quelque chose, pour un objet, pour un sentiment... Vous avez eu ça, aujourd'hui ?

JPC : Oui, c'est vrai. Là, je viens de rencontrer un écologiste, tout à fait par hasard. Je l'ai croisé, il m'a reconnu, on a parlé, et il m'a dit que demain à Toulouse, ou alors cette nuit, ils vont construire une centrale, une énorme maquette de centrale atomique. Ils vont faire une manifestation et la détruire après. Je trouve que ça, ça m'étonne. Je trouve que c'est des idées formidables, parce que c'est des gens qui voient juste quand même, vous comprenez ? Qui voient qu'on est en train de scier la branche sur laquelle on est assis, d'abîmer cette planète. Et cette planète, c'est quand même notre pied-à-terre en attendant d'aller au ciel, si le ciel existe. Alors, voilà, aujourd'hui, c'est ce qui m'a étonné. Et puis ce qui m'étonne, c'est de voir aussi (soupir) la façon dont on s'habitue à tout. Je me souviens, il y a des années, quelqu'un qui me disait : "Tu sais qu'il y a des pays où pour franchir un pont, on te fait payer ?" J'ai dit : "Oh, tu déconnes, c'est le Moyen-Âge, ça. Au Moyen-Âge, on payait pour traverser des ponts, mais maintenant, tu vois pas qu'on te fasse payer pour marcher sur une route... pour rouler sur une route ? Pourquoi pas te faire payer pour mettre ta voiture le long d'un trottoir ? Pourquoi pas aussi te demander cent francs... un franc pour aller pisser ? Un jour, ils mettront de l'eau en bouteille et ils te la vendront, ces cons. C'est pas possible, ça marchera jamais." Vous voyez ce que je veux dire ?

JF : Jean-Pierre Chabrol, tout-à-l'heure, je vous ai demandé de vous poser la première question parce que... Vous aimez les interviews ? Pas tellement, si ? Oui ? Oui et non, ça dépend ?

JPC : Ca dépend. Moi, j'aime bien... Si. Vous savez qu'il y a énormément de choses que je raconte qui sont nées après des interviews. C'est-à-dire que les journalistes me posent une question qui tout d'un coup me fait penser à un truc auquel j'aurai jamais pensé tout seul. Alors ça me rend service. Et après énormément d'interviews, j'ai demandé le texte ou la cassette, et j'ai piqué des trucs qui me sont venus comme ça, dans une radio ou chez un journaliste qui m'interviewait. Et j'ai dit : "Mais il a raison, il me pose une question..." Finalement, j'aime bien qu'on me pose des questions parce que je ne m'en pose pas assez moi-même.

JF : Et peut-être aussi parce que vous êtes un instinctif ?

JPC : Voilà, c'est sûr...

JF : C'est fort possible...

JPC : C'est sûr, je suis un instinctif. Dès que je calcule, je me goure, moi. Il vaut mieux que je fonce, tête baissée.

JF : Jean-Pierre Chabrol, tout-à-l'heure, je vous ai demandé de vous poser la première question ; là on arrive à la conclusion, parce que je vais vous laisser travailler, je sais que vous êtes en train de répéter, alors vous allez vous poser la dernière question et vous allez aussi vous y répondre.

JPC : Me poser la dernière question ?

JF : Oui.

JPC : Ah la la... Je sais pas... Ma question, ce serait : "Est-ce que tu continueras à avoir de la veine comme ça ?" Et j'en doute, vous savez pourquoi ? L'autre jour, je suis passé au théâtre municipal d'une ville qui s'appelle La Mure. La Mure, ça se trouve sur la route du Tour de France, vous savez, dans les cols alpins ; une route merveilleuse, et puis on arrive dans une ville qui est une ville minière. Et comme ça, avant que j'entre sur scène, dans la coulisse, derrière les pendrillons, les rideaux, un journaliste est venu m'interviewer. Et je ne sais plus quelle question il m'a posée ; j'ai répondu je ne sais plus quoi. Toujours est-il qu'il m'a dit : "Vous avez de la veine." J'ai dit : "Oui, et je touche du bois." Et sans regarder derrière moi, j'ai lancé ma main pour toucher du bois. J'ai effectivement touché du bois, et quand je me suis retourné, vous savez ce que c'était ? La guillotine ! Et oui. Il y avait eu la semaine précédente un spectacle de commémoration de la Révolution Française, et ils avaient construit une guillotine. Alors voilà, la question que je me pose, c'est : "Est-ce un bon ou un mauvais présage ?"

Entretien réalisé en 1989 et diffusé sur Europe 2 Toulouse.

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