15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 23:38
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 22:58
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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 22:45

Retrouvez-moi sur libé blogs génération pif gadget

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 18:17

img106.jpg       A droite, le "sapin de Pif"... à Buzet-sur-Tarn. (Photo JF)

 

L'appel de la forêt

 

 

"Et qu'il soit pareil aux arbres

Que mon père avait plantés

Fiers et nobles comme soir d'été..."

Jacques Brel (L'homme dans la Cité.)

 

En 1975, le magazine pour les jeunes "Pif-Gadget" avait eu l'heureuse idée de glisser sous sa cellophane un jeune plan de sapin du Grand Nord. En fait, c’était un épicéa. Je l'ai planté, avec mon père, d'abord dans un pot, puis en pleine terre, en orée de la forêt de Buzet-sur-Tarn, près de Toulouse.
Nous l'avons planté, très précisément le dimanche 19 octobre 1975. Et aujourd'hui, superbe et luxuriant, il me parle avec force et nostalgie du temps qui a passé. Il reste un vrai symbole de vie.
Je suis fier de le voir respirer. Nous l'avons planté, et j'ai souvent imaginé que d'autres enfants, à l'époque, avaient fait de même.
Et la question que je me pose aujourd'hui est la suivante : "que sont les sapins de "Pif-Gadget" devenus ?" Où sont-ils ? Et leurs petits planteurs, ont-ils gardé la main verte ? Se souviennent-ils que le conifère du jardin qui a bien grandi est le reflet d'une époque ? Ils ont aujourd'hui cinquante ans... Ou autour. Et certains ont peut-être les yeux sur cet écran.
Je rêve d'établir une sorte de "sapineraie" du coeur, du souvenir et de la mémoire.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Tout en bas de ce texte, il y a une petite invite : "écrire un commentaire". Si vous pressez dessus, les mots changent de couleur. Pour vous peut-être auront-ils la couleur vert tendre de l'espoir et des sapins de Pif au mois d'avril ?

 

Et puis, un sapin, ça change un peu des "marronniers", non ?

 

Ah oui ! J’oubliais de vous dire. Mon père est mort le jour de Noël, en 2003. A tout jamais "le sapin de Pif" sera un sapin de Noël et mon père un Père Noël...

 

Joël Fauré

 

De nombreux médias ont déjà répercuté cet écho.

Merci à "La Dépêche du Midi", "Le Monde Magazine", "L'Humanité", "La Croix", "Libération".

  img107

         "Le sapin Pif" sous la neige. (Photo JF)

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 21:26
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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 17:33

L’AMIE AMERICAINE

  img791

 Au cirque Amar, au début des années 50. La petite fille au centre, c'est Milka.

 A droite, penchée, on reconnaît Jeannette Mac Donald.

Milka a aujourd'hui grandi, vit à Las Vegas et  a retrouvé ses parfums d'enfance, grâce au livre, version blog, "Comme un tableau fauve" .

(Coll. part. M. Rivera)

 

Jeannette Mac Donald n’en finit pas de faire des signes.

Il semble que, de son piédestal, post-mortem, elle dompte mieux que jamais la situation.

On a lu, ici, les témoignages des siens qui s’en souviennent, lui ressemblent, se réclament d’elle. Avec quelle ferveur !

Tous les superlatifs du cirque sont transcendés. Les Amar, Barnum et autres rois du bluff peuvent aller se rhabiller.

On pensait être comblés par tous ces retours enthousiastes.

Il en fallait plus, sans doute, à cette femme de démesure, victorieuse sur sa vie pixelisée, sur l’outil moderne Internet, adopté, apprivoisé...

Faut-il donc s’étonner qu’un message parvienne dans la boîte aux lettres virtuelle de l’ordinateur, un message qui vient de l’autre côté des océans, qui dit ceci :

 

Sur l’article de Jeanette McDonald, page 13 la sorciere that she talk abot was my mother, Mme.Soundra la gitane, we spend abot 5 years w/cirque Amar, i have photos of my self and the yiana call "fafane' and of my self dancing on stage, age 4.my younger bros.was @ cirque amar,in Maroc,when it got on fire,he was Juanito the elephant trainer,i was suposed to go there to have an act w/the bears,i have telegram from Cherif to my mom,asking for us to go,or even send me fist."paysan" life was very hard,but we quit "la vie gitane" in the mid.60,my mom got her app/and told fortune,she was very famouse in Rouen normandie,she had her name in few nespaper and a book was dedicated to her ..{au dela des reves} by alen delon she died in 1991 a ROUEN.
I came to the USA in 1967 age 22,now leave in Las Vegas USA.
I reale love the article on Jeanette,et les photos,mercie.
Madame Monique Milka RIVERA
2105 South. 10th. street Las Vegas NV 89104 USA

 

Mon anglais de collège est rudimentaire mais je crois comprendre que la tonalité est enthousiaste. Ce message signe aussi des retrouvailles avec le passé. On n’en aura jamais fini avec le ressort de la nostalgie.

Milka est donc la fille de Soundra, dont je me souviens très bien, mais que j’ai à peine évoquée dans mon livre. Jeannette Mac Donald était persuadée qu’on lui avait volé ses bijoux, et notamment les médailles de son père auxquelles elle tenait beaucoup. Elle avait fait appel à sa "vieille amie" pour qu’elle "jette un sort" aux éventuels voleurs !!! (Page 101 de "Comme un tableau fauve").

Du pays de Buffalo Bill et de Calamity Jane, me parvient ce signal de fumée qui monte des feux de camp - il y en a toujours un, dans les westerns en noir et blanc des deux John - et qui m’invite à l’échange.

Je réponds chaleureusement avec des sincères "thank you" et "very happy".

Bien au delà de l’anecdotique et du superficiel, s’est instaurée une copieuse correspondance. Je serais vraiment condamnable si je n’en répercutais pas l’écho, à vous, lecteurs fidèles ou occasionnels, inconnus du hasard qui arpentez ce blog.

Avec Milka, mon amie américaine, nous communiquons "en français dans le texte". C’est une fringante sexagénaire, témoin privilégiée de la vie au cirque Amar dans sa période d'or, qui vit maintenant dans cette ville mythique de jeu et de lumières, Las Vegas,  à 15 minutes à pied du strip.

Drôles, émouvants, enjoués sont ses courriels, tout comme les photos qu’elle m’a fait parvenir.

Pour preuve celle publiée ici : "Je dois avoir 4 ou 5 ans, pas plus, m’écrit Milka, je danse sur le comptoir sur l'air d'une chanson qui s’appelle "La fille du cow-boy". Et à droite, Jeannette."

"Et à droite, Jeannette" :  a wonderful life of circus’women. Yes, we can ?

 

 Joël Fauré

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 20:31
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 17:20

 

Philippe Vercellotti (Le Songe de Victor) 160 X 120

 

LE SONGE DE VICTOR :

 UN VIBRANT HOMMAGE A L’UNIVERS DU CIRQUE

 

Un pantin dégingandé et borderline - l’entonnoir de la folie est proche - entraîne le voyeur dans une mise en abîme heureusement salvatrice : tout au bout, il y aura la mer étale, l’horizon dégagé, la liberté... Nous voici soulagés...

On connaît le trait précis de Vercellotti mis ici au service de l’univers du cirque, propice à l’onirisme.

Le thème, ludique et baroque, convient au pinceau de l’artiste et lui donne du champ pour y inscrire ses références.

Il en ira aisément des différents niveaux de lecture de l’oeuvre.

Hors cadre, hors champ, hors saison, le temps semble avoir figé ce qui par essence se doit d’être itinérant : un cirque, avec son cortège de mystère, d’illusions et de magie, sans cesse emballé et remballé.

Mais ici, nous sommes plus dans "Bagdad café" que "Sous le plus grand chapiteau du monde".

Plus "statu quo" que "road movie", grâce à un astucieux jeu qui tient du trompe l’oeil et du ruban de Moebius.

La roulotte, que le jargon des baladins nomme verdine ; la toile, que le même sabir nomme gardine trahissent toutes deux une tournée avortée.

Parce qu’ils en ont d’autres à fouetter, les gens du cirque appellent un chat un chat. Aussi, la toile du chapiteau est-elle miteuse et empesée et la roulotte moisie.

Pourtant, l’illusion demeure. C’est la grande force de Vercellotti de donner à ses fatras organisés la patine rassurante : la peinture bleue des mers du sud a beau s’écailler, l’affiche s’effilocher, la roulotte "de rappel" l’essieu cassé être calée par un souvenir de Boitacie, tout peut repartir, bille en tête...

A qui sait voir, plus qu’à celui qui verse Vercellotti dans le surréalisme ou l’hyperréalisme, qui le place dans une école pataphysique ou dadaïste, apparaîtra, subliminale, une clef de lecture dans le croquis plié en huit. Le cryptographe rend un vibrant hommage à une dompteuse-poétesse, et, apprivoisé, à sa botte, son faire-valoir fétichiste.

Enfin, si le fox terrier Nipper a inspiré le peintre Francis Barraud pour la firme "La Voix de son maître", il ne faut pas négliger, ici, tout en haut sur le châssis du tableau, un tigre majestueux qui domine la situation.

 

 

Raoul JEFE

 

 

Je vous ai entretenu à plusieurs reprises ici-même de Philippe Vercellotti. Sa sublime composition me tracte à moter.

Bien sûr les mots ne disent pas tout quand il s'agit de cette richesse picturale.

Observez-bien le croquis à droite : une tête de lion, le monogramme JMD (Jeannette Mac Donald) et... une botte !

Superbe(s) hommage(s) à qui vous savez...

La fierté et l'admiration m'empêchent d'en dire plus...

 

Léo Rufaje

 

 

Le site de Philippe Vercellotti :

philippe.monsite-orange.fr/

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 18:31

SARAH HOUCKE

DANS LA GALERIE DES "TABLEAUX FAUVES"

 

img752  Sarah Houcke au cirque Medrano, Toulouse, mai 2011 (Photo Catherine Rozès)

 

Au cinéma, Sarah Houcke serait incontestablement une star. Mais si elle évolue sous la lumière moins réverbérante du cirque, c’est au nom de cet attachement viscéral aux racines.

Au miroir aux alouettes elle a préféré l’amble des chevaux et la robe des tigres. Cette jolie dresseuse s’inscrit dans la lignée ouverte par Jeannette Mac Donald : et dans ce gynécée fascinant, elle perpétue les valeurs ancestrales du travail, du corps à corps avec les bêtes.

Rencontrée sous la toile du cirque Medrano, de passage à Toulouse, il n’a pas été    désagréable de lui remettre un exemplaire de "Comme un tableau fauve".

Sarah Houcke, telle une "Jeannette Mac Donald" moderne, travaille "en pelotage", c’est-à-dire en douceur. Son amour authentique des animaux, sa svelte silhouette et ses jambes fuselées ( qu’il ne serait pas saugrenu de voir gainées de hautes bottes de cuir), son joli minois ; bref, sa plastique, qui n’ont d’égal que la gentillesse avec laquelle elle nous a reçus confèrent à cette artiste, déjà applaudie sur les pistes du cirque Knie, en Suisse et Barnum aux U.S.A (Excusez du peu !) tout le crédit pour figurer dans la galerie des "tableaux fauves".

 

 Joël Fauré

 img753.jpg                                             Sarah Houcke et Joël Fauré au cirque Medrano, Toulouse, mai 2011

                                                                                      (Photo Catherine Rozès)  

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:19

LES TIMBRES DE L'ORTHOGRAPHE

 MAL AFFRANCHIS  

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Université Toulouse 1. Finale régionale des "Timbrés de l'orthographe"A la manière de "Où est passé Charlie ?" , saurez-vous repérer Fauré ? Photo "La Dépêche du Midi" - Thierry Gausserand

Il faut se rendre à l'évidence : il y avait un vide sidéral frisant le flou juridique depuis feue la fameuse dictée de Pivot, greffon transgénérationnel de celle de Mérimée.

Rendons donc grâce à un conglomérat d'acteurs majeurs dont on lira le pédigrée sous le renvoi de cet astérisque * d'avoir émis un joli bruit, dans le tumulte du monde, celui-là même auquel Maître Capelo venait juste d'avoir la mauvaise idée de s'abstraire.

Sur l'appellation, on ne tiquera pas : "Les timbrés de l'orthographe" sont aussi kitsch que "Les dicos d'or".

Si l'initiative est à saluer sur le fond, c'est pour cette prise de défense de "la langue de chez nous" qui tend à se paupériser à vue d'oeil et perte de plumes.

Il en va autrement de la forme. Assez fiérot - pourquoi le taire ? - d'être de ceux-là un peu triés et invités à concourir pour les finales régionales des susdits "timbrés", il m'a été donné de subir "in vivo" l'épreuve proche de l'accouchement sans péridurale.

Université Toulouse 1 Capitole. Amphithéâtre Michel Despax. Place 277. Malgré mes oeillades à la jolie brune deux degrés plus bas, je me concentre sur ma copie logotisée, vierge pour l'instant.

C'est à 14 heures 30 précises que le drame a éclaté. Loin l'Afrique. Loin le Japon. Les affres étaient là, dans un film impersonnel projeté sur un écran crevé, où le dernier brasseur en activité, Philippe Delerm, débitait sa dictée. Quand soudain des travées les cancres de la ville "Prose" se sont révoltés : "Ca va trop vite !" ; "On n'entend rien !"

Ici, on est au pays de la castagne. Il a fallu appuyer sur le bouton "pause" et ne pas en accorder à la brave "gentille organisatrice", à la torture de lire le texte de la dictée, sous le feu des pas toujours fondées récriminations de la classe. Il fallut même "changer de monture" et faire appel à une autre "GO" couleur plus locale et assent d'en desssous de la Loire.

Certes, cette première laissait à désirer (et un rapide "balayage" sur Internet confirmera la chose) mais au moins, le mot accomodé a exhumé toutes ses saveurs dans un texte qu'on aurait cru écrit pour "la semaine du goût". Et chacun sait bien qu'ils sont tous dans la nature.

 

JF

 

* La Poste, France Bleu, Le Figaro Littéraire, Le Ministère de l'Education Nationale et Le Syndicat de la Presse Quotodienne Régionale.

 

 Le texte de la dictée de Philippe Delerm

C'est une idée amère, mais il faut bien le constater : le goût de l'amertume vient avec les années. Cela relève peut-être purement de la physiologie. Peut-être. Il y a des exceptions, comme en orthographe, mais c'est ainsi : on a rarement vu des écoliers faire la fine bouche devant les bonbons de la boulangère, que leur préférence aille aux rouleaux de réglisse incrustés d'une pastille rose, aux crocodiles d'un vert ou d'un jaune presque phosphorescents, ou bien à ces petites langues parfumées au fruit de la passion, saupoudrées de neige acide. Tout cela est d'autant plus tentant que les parents se veulent très dissuasifs à l'égard de ces merveilles censées promettre un avenir redoutable. Mais les enfants vivent au présent, ou bien au futur proche. Préadolescents, ils gagnent en liberté. Dans les fast-foods, le pain américain et le ketchup ne sont jamais trop sucrés. Et puis le temps file. Dans les festivals de rock, on leur servira seulement de la bière, et que s'est-il passé ? Quelques années auparavant, ils pinçaient les lèvres de dégoût devant la boisson fermentée qui tout à coup les désaltère.

Les effluves du houblon soudain appréciés, c'est bien le début d'une tout autre histoire. Les foudres engrangés dans les caves des abbayes wallonnes ne seront bientôt plus seuls en cause. Le goût adulte fait son miel des bizarreries les moins ragoûtantes : champignons kaki pour la couleur, spongieux quant à la texture, et pour l'odeur… Quand la pourriture se fait noble, c'est l'apogée triomphal du mycologue, de l'œnologue, du fromager, de tous ces gastronomes qui ont quitté leur culotte courte pour parler gravement des plaisirs haut de gamme, de la psalliote et du clitocybe, de l'appenzell ou du géromé. Quelque rares qu'ils puissent paraître, les noms que j'ai choisi d'inviter ici font l'ordinaire jubilatoire des spécialistes.

L'âge venant, le «C'est un peu sucré !» prend des allures de reproche, voire de constat rédhibitoire. Les huîtres et les œufs d'esturgeon tiennent le haut du pavé, et le vrai foie gras, celui dont la fausse douceur exhume un goût de fiel. Même les charmes anciens du chocolat sont dévoyés avec des taux ébouriffants de cacao.

L'amer apaise les adultes. À raffiner avec lui, ils se consolent du bonheur qu'ils n'auront pas trouvé. Mais le parcours n'est pas bouclé. À ceux qui connaîtront le très grand âge un goût d'enfance reviendra. Et ils pourront enfin sucrer les fraises en toute impunité.

 

 

img690.jpg

Juste avant l'épreuve, un truculent polycandidat des jeux de lettres, révise son "Bled"

Photo JF 

 

 

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