12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 04:44
L'homme : Vous avez oublié votre baise-en-ville au bureau.

(Le personnage tout rouge et la responsable des fêtes terminées se remettent précipitamment debout, s'époussettent et se postent dans une sorte de garde-à-vous.)

La responsable des fêtes terminées : (Faisant les présentations. Désignant d'abord le dernier venu.) Monsieur est le chef du bureau des fêtes terminées. (Désignant le personnage tout rouge.) Monsieur est...

Le personnage tout rouge :
...Assassin de service. Pour vous servir.

L'homme (Le chef du bureau des fêtes terminées) :
A la bonne heure ! Vous avez enfin pu mettre la main dessus. La main et beaucoup plus à ce qu'on peut voir. On ne vous en demandait pas tant.

La responsable des fêtes terminées : Non, il voulait simplement me faire voir la face cachée de son destin.

Le chef du bureau des fêtes terminées :
Vous avez pu faire le nécessaire sans votre nécessaire ? (Il désigne le baise-en-ville.) Il sait tout ?

La responsable des fêtes terminées :
Il sait tout de ce qu'on va lui faire mais il ne sait rien de ce qu'il a fait. La victime a-t-elle été identifiée ?

Le chef du bureau des fêtes terminées : Toujours pas. Mais avouez que ça bouscule un peu la routine, hein ? Retrouver l'assassin avant le corps, c'est pas anodin. De toute façon, vous n'avez pas pu tout lui dire puisque la date de sa convocation se trouve dans votre baise-en-ville.

Le personnage tout rouge :
Ma convocation est déjà prête ?

Le chef du bureau des fêtes terminées : Elle l'est.

(Il s'en va.)

(A suivre.)

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 04:47
Le personnage tout rouge : Vous vous rendez compte de la situation dans laquelle nous sommes impliqués ? C'est inextricable. Si un passant influent venait à nous questionner sur notre présence ici, voici la conclusion qu'il pourrait tirer : "Monsieur est accusé de trop s'intéresser à l'héraldique ; Madame a perdu son baise-en-ville alors qu'un présumé assassin court toujours à la recherche d'une victime qui n'existe pas. Et la vie est ainsi faite, aujourd'hui jujube et demain cacahuète." C'est pas sérieux. Oui, si un passant exigeant se mettait en tête autre chose que passer, voici ce qu'il faudrait lui dire : "Je suis le personnage tout rouge et c'est non sans peine que j'ai vu partir le blason de ce quartier. C'est une anecdote à côté de l'horrible chose qui vient de se produire." Et vous : "Je suis responsable des fêtes terminées. Une fête n'est vraiment terminée que lorsqu'une autre recommence. J'avais dans un baise-en-ville les moyens pour y procéder ; j'ai perdu tous mes moyens." Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait ? On joue aux dés ?

La responsable des fêtes terminées :
L'idée est réjouissante. Oui, je veux bien. Vous avez ce qu'il faut ?

Le personnage tout rouge :
J'en ai toujours sur moi. Je suis fasciné par les dés. Avez-vous remarqué que lorsqu'ils sont posés, ils ont toujours une face cachée ? Ils ne sont vraiment eux-mêmes que lorsqu'ils lévitent. Ce qu'on peut tout savoir d'eux est toujours très bref.
(De l'une de ses poches intérieures, il sort deux dés minuscules, les agite dans sa main en coquille et les lance très haut en l'air. Simultanément, il baisse la tête en regardant la chute et invite la responsable des fêtes terminées à faire de même.)
Regardez ! Là... Vous ne pouvez pas dire que vous ne voyez rien ?
(Les dés tombent à terre, en parfaite anarchie.
Panique.
Pour les récupérer, le personnage tout rouge et la responsable des fêtes terminées s'accroupissent et cherchent...
Ils s'agenouillent, s'aplatissent, rampent en tous sens pour finalement se retrouver dans une situation qui ne supporte aucune équivoque : Madame est sur Monsieur !
C'est à ce moment-là qu'entre en scène un autre homme.
Il porte un baise-en-ville.
Il se racle la gorge.)

(A suivre.)


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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 13:09

Le personnage tout rouge : Bon, allez, on avance ? On fait bouger les choses ? Vous avez l'air préoccupée...

La responsable des fêtes terminées : Je vais vous faire un aveu : je suis préoccupée. Je suis chargée de vous arrêter, c'est vrai, mais auparavant, j'aimerais bien retrouver mon petit baise-en-ville. Un petit baise-en-ville en cuir de Cordoue. J'y tenais beaucoup mais pas assez puisqu'il m'a échappé. Je vais vous faire participer à ce souci. Vous pouvez bien attendre ? Nous n'avons pas encore clairement établi que vous étiez coupable. Il serait vain de le nier. Alors, la priorité, c'est ça : retrouver mon sac avant d'y mettre votre affaire dedans. Vous n'y voyez pas d'inconvénient ?

Le personnage tout rouge : Aucunement. J'ai un ami qui travaille aux objets trouvés. Il pourra nous être utile. Enfin, j'avais un ami qui travaille aux objets trouvés. Enfin, j'avais un ami qui travaillait aux objets trouvés.

La responsable des fêtes terminées : Détrompez-vous, je ne l'ai pas perdu. On me l'a volé. Quelqu'un me l'a volé.

(Silence lourd.

Le personnage tout rouge baisse la tête et se retourne de trois quarts.)

Bon, ça va... Je l'ai perdu. Je m'en souviens maintenant, je l'ai perdu. Je m'y perds. Volé, perdu, finalement, peu m'importe. Mais détruit, ça non ! Pour rien au monde je ne voudrais qu'il fût détruit.

Le personnage tout rouge : Votre jeu de clefs semble rescapé. Qu'y-avait-il encore à bord ?

La responsable des fêtes terminées : Ce que l'on peut habituellement trouver dans un baise-en-ville qui se respecte : le nécessaire d'après les fêtes terminées pour s'assurer qu'elles le soient bien avant qu'une autre recommence.

(A suivre.)

 

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 13:34

La responsable des fêtes terminées : Vous ne risquez rien. Vous n'avez rien à craindre si vous avez bonne conscience.

Le personnage tout rouge : C'est que, voici, vu d'ici, des deuils à venir et des angoisses annoncées. (Il regarde sa montre.) Des heures pénibles en perspective cavalière. Placez-vous ici... Vous les verrez mieux. Vous les voyez ? (Il lui fait regarder le public.)

La responsable des fêtes terminées : Je vois... Je vois...

Le personnage tout rouge : Vous les voyez ou vous les voyez pas ? Vous dites : "Je vois... Je vois..." comme vous diriez : "Je comprends... Je comprends..."

La responsable des fêtes terminées : Je comprends... Je comprends...

Le personnage tout rouge : Et oui, bien sûr, vous ne pouvez pas comprendre. Et si nous parlions d'autre chose ?

La responsable des fêtes terminées : Rien n'est simple et tout se complique. En quelque sorte. Comme qui dirait. Pour ainsi dire. Pourquoi avez-vous fait ça ? Pourquoi vous entêtez-vous à penser que rien n'a été fait ? Vous n'avez pas quelque chose de beau à me dire ?

Le personnage tout rouge : Si. Un jour, je suis entré dans un endroit sévère et, de mémoire, j'ai déclamé ces quelques vers de Garcia Lorca : "Ses cuisses s'enfuyaient sous moi / Comme des truites effrayées / Une moitié tout embrasée / L'autre moitié pleine de froid". En face de moi, j'ai vu un type qui s'est mis à pleurer en entendant ça.

La responsable des fêtes terminées : C'est triste. C'est vrai ?

Le personnage tout rouge : Non, c'est pas vrai. Mais c'est beau. (Silence).

(A suivre.)

 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 14:58

Le personnage tout rouge : Je suis mal à l'aise en situation d'échange et de convivialité. Permettez que je m'isole.

(Il se place à la place des deux femmes. 
Bien campé au sol.
De façon délibérée, il pousse un cri strident, un brame, un hurlement, souligné par son pied droit, comme une ruade.
Semblant avoir évacué son trop-plein de douleur, il revient au devant de la scène.
Il ramasse le blason et le remet au décrocheur.)

Le personnage tout rouge : Monsieur, voici votre blason qui a mordu la poussière. Pensez à nous le ramener une fois qu'il aura été "repensé". Le prochain sera le vrai premier. Un jour, décrocher deviendra routinier. Ce qui, pour certains, est une habitude, voire une contrainte, pour d'autres est une frustration, pensez-y aussi. Vous nous direz encore, si nous sommes encore là, comment se sont passés les accrochages à venir. Et maintenant, laissez-nous seuls. Madame va arrêter si elle doit m'arrêter. (Le décrocheur de blasons salue et s'en va.) Sale fin d'été. Sale fin d'été pour nous, coupables de tous les faits-divers de la planète. Dans un pays voisin, le démantèlement d'un réseau d'ogres qui aiment trop les enfants fait les choux gras des feuilles de choux. J'en suis. A l'autre bout de cette ville, une fillette a été enlevée. C'est moi. Ici, on viole ; là, on tue ; plus loin, on torture : c'est toujours moi. Mentir, voler, violer, c'est encore moi. Et jusqu'ici-même où l'on croit savoir de source sûre que quelqu'un ou quelqu'une a été trucidé. Je n'ose plus regarder les gens en face. A tout bout de champ, on va me confondre et m'arrêter. Voilà, c'est presque fait. Allez-y, personne ne me soutiendra. J'ai perdu des amis, me suis brouillé avec ma famille. Rien ne ressemble moins à un homme qui semble faire la tête et qui se tait qu'un homme habité par l'angoisse. Allez-y. Qu'est-ce que vous attendez ?

(A suivre.)


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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 14:00

Qui pourrait me donner des informations sur le film "LES CUISSARDES" tourné en 1978 par Michel Lemoine ?

 

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 10:23

Le décrocheur de blasons : J'ai des nouvelles.

(Deux femmes arrivent côté jardin.
Elles s'installent en vis-à-vis, en retrait du mur, parfaitement immobiles, presque statufiées.
Elles tiennent à la main une carotte avec une poignée.)

Le décrocheur de blasons : Mais elles, elles doivent en savoir plus que moi. (Il désigne les deux femmes.) Si vous avez deux minutes à perdre, écoutez ce qu'elles disent. Il vous incombe seulement d'en vérifier la teneur. Il y a matière à caution parfois, et même souvent. Mais bon... personne n'est parfait. Ce sont les femmes de la navette de quinze heures quinze.

Le personnage tout rouge : Il aurait été préférable que la navette prit du retard. Je crains le pire. Les nouvelles vont être terribles. Bon, écoutons...

(Noir.
Eclairage douche sur les deux femmes.
Silence.
Le décrocheur de blasons vient donner une chiquenaude à l'une des deux femmes qui se met à parler.)

Première femme à la carotte à poignée : Y fait pas chaud, hein ?

Deuxième femme à la carotte à poignée : Y-z'ont dit qu'y aurait du soleil.

Première femme à la carotte à poignée : Les carottes à poignée ont augmenté.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Vous avez vu, au marché, le boucher ?

Première femme à la carotte à poignée : Il a perdu des joues.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Il a gagné du ventre.

Première femme à la carotte à poignée : Je dors pas bien en ce moment.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Vous devriez prendre de la graisse de marmotte.

Première femme à la carotte à poignée : Mais où il est passé le type qui vendait des carottes sans poignée ?

Deuxième femme à la carotte à poignée : Eh ! Il a changé de marché.

Première femme à la carotte à poignée : Regardez-moi ça : une carotte avec poignée, c'est plus cher qu'une carotte sans poignée.

Deuxième femme à la carotte à poignée : De toute façon, c'est beaucoup plus pratique.

Première femme à la carotte à poignée : En tous cas, moi, je trouve que ça gêne une fois qu'on les a posées.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Vous avez vu, quelqu'un a été tué hier au soir.

Première femme à la carotte à poignée : Ah bon, c'est sûr, maintenant ?

Deuxième femme à la carotte à poignée : Non, c'est pas sûr, mais c'est intéressant.

Première femme à la carotte à poignée : Moi, je crois que c'est ce type tout rouge qui a tué. Il ne me dit rien qui vaille. Il est bizarre.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Oui, il était bizarre.

(Les femmes se taisent et s'en vont.)


(A suivre.)

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 12:56
L'homme :  Madame, monsieur. C'est bien celui-ci ?

Le personnage tout rouge : ...

L'homme : (Il désigne la blason) Le blason, c'est bien celui-ci ?

Le personnage tout rouge : Vous êtes bien le premier qu'il fait presque tomber. Vous venez de loin pour le voir ? Sans doute, car ceux d'ici, tout près, ne l'ont jamais vu. Vous êtes intéressant, monsieur. Vous êtes spécialiste, peut-être ?

L'homme : Si l'on veut. Je les décroche.

Le personnage tout rouge : Et vous en décrochez beaucoup ?

L'homme (Le décrocheur de blasons) : Non. Celui-ci sera le premier. Je ne sais pas comment m'y prendre.

La responsable des fêtes terminées : Et pourquoi donc voulez-vous le décrocher ? Vous ne pouvez pas faire comme tout le monde, décrocher une timbale, une lune, un cocotier... Non, vous votre truc, c'est les blasons ?

Le décrocheur de blasons : Je ne suis qu'un modeste exécutant, madame. Je peux seulement vous dire qu'il est destiné à être "repensé".

(Le personnage tout rouge décroche le blason et le porte hiératiquement entre ses mains, sur sa poitrine.)

Le personnage tout rouge : C'est un peu de l'histoire de ce quartier qui s'en va. De sa mémoire. (Il brandit le blason au dessus de sa tête.) J'élève mon... notre histoire pour la postérité. Mais, vous ne nous... vous ne m'empêcherez pas d'être un albatros. Je suis un albatros... (Il fait imprimer au blason les mouvements d'une aile.)

Le décrocheur de blasons : Il ramène toujours tout à lui ?

La responsable des fêtes terminées : Il se protège comme il peut. C'est difficile d'être d'ici.

Le décrocheur de blasons : Au fait, vous avez vu ? Quelqu'un est mort.

(Le personnage tout rouge arrête brusquement son "vol". Le blason tombe et vient s'aplatir au sol dans un bruit sec.
Il s'approche du décrocheur de blasons, inquisiteur.)

Le personnage tout rouge : Vous avez du nouveau ?

(A suivre.)
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 13:08
La responsable des fêtes terminées : Vous avez l'air de bien connaître cet endroit. Et pourtant, vous me dites ne pas y avoir été hier soir. Vous étiez parti cueillir des simples, c'est bien ça ?

Le personnage tout rouge : Je suis de ce pâté. Selon toute probabilité, il m'arrive plus souvent d'être ici que là où j'aimerais être. Là où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute. Je suis seul. Je vis seul. Je pense seul. Je ne l'ai pas souhaité mais il n'y a que les poètes et les poivrots qui peuvent refaire le monde. Et quelqu'un de toujours tout seul, c'est louche. Quand des enfants jouent sur cette dalle, moi, je prends la tangente. S'ils venaient à disparaître en même temps que moi, il y en a qui seraient tentés de dire qu'ils ont disparu avec moi. Ce n'est pas un enfant qui a été tué au moins, hier au soir ?

La responsable des fêtes terminées : L'irréparable n'a peut-être pas encore été commis. Imaginons qu'il l'ait été : je ne sais pas quel visage ni quelle altitude il a ravi.
(Un homme s'approche et vient se placer contre le personnage tout rouge.)
Psst... Il y a quelqu'un derrière vous...

Le personnage tout rouge : (Il se retourne) Bonjour, monsieur...

(A suivre.)

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 13:17

La responsable des fêtes terminées : Il s'est passé hier soir, au moment où la fête battait son plein, quelque chose de très émouvant. Et de très grave. Qualqu'un a, semble-t-il été tué. On n'en est pas encore bien sûr, mais avouez que ce n'est pas rien, vous en conviendrez ?

Le personnage tout rouge : Il se peut bien que ce soit moi qui ai fait le coup. J'ai tous les motifs de le faire.

La responsable des fêtes terminées : C'est bien ce que je disais : on n'est jamais sûr de rien...

Le personnage tout rouge : Que disiez-vous ? Qu'on n'est jamais sûr de rien ou que j'ai pu commettre l'irréparable ?

La responsable des fêtes terminées : On n'est pas bien sûr que vous ayez pu commettre l'irréparable puisque vous en doutez vous-même. Sans compter que l'irréparable n'a peut-être pas encore été commis. Il est joli, ce blason...

(Elle désigne le blason apposé au mur.)

Le personnage tout rouge : Il représente les armoiries de cette ville. Il est un peu rouillé mais il y en a qui songent à le redorer.

La responsable des fêtes terminées : Savez-vous ce qu'il représente ?

Le personnage tout rouge : Vous voulez la petite explication ou la grande ?

La responsable des fêtes terminées : Allez, ne lésinons pas et soyez bon prince : donnez-moi la grande ! Il ne faut rien se refuser quand il s'agit de faire avancer l'histoire.

Le personnage tout rouge : De gueules, un escalier ascendant au flanc senestre arbore une volée de six marches ; une botte à longue tige, carénée comme un paquebot de croisière foule d'un talon plat et d'une semelle usée mais pas trop, la plus basse desdites marches. Sur le palier, quatre graines d'hellébore disposées en losange. Hors du champ, mais fortement pressentie, et sur ce même palier, la porte d'une agence que l'on devine mystérieusement close. Au canton dextre du chef, un albatros sur fond azur, toutes ailes traînantes, au sol de sinople. La botte, c'est l'attribut de la suprématie, surtout quand elle fait du bruit. L'hellébore, c'est la graine censée guérir celles et ceux qui en ont un grain. L'albatros à terre, c'est la liberté entravée. Quant à l'agence, personne n'a encore su ou pu en percer le mystère. Bien des vivants se font des signes et des petits gestes par tradition, sans s'inquiéter d'où ils viennent. Vous me croirez si je vous dis que, la plupart du temps, les gens passent devant ce blason sans le voir ?

La responsable des fêtes terminées : Oui, je crois.

Le personnage tout rouge : Alors, je vous le dis. Ils voient ce mur aveugle, cette rue truffée de plaques ; ils s'emportent contre les chicanes et les aspérités du sol, mais le blason, pffffffff..... il ne les fera jamais tomber, vous comprenez. Alors... ils l'ignorent !

(A suivre.)

 

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