9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 13:34

La responsable des fêtes terminées : Vous ne risquez rien. Vous n'avez rien à craindre si vous avez bonne conscience.

Le personnage tout rouge : C'est que, voici, vu d'ici, des deuils à venir et des angoisses annoncées. (Il regarde sa montre.) Des heures pénibles en perspective cavalière. Placez-vous ici... Vous les verrez mieux. Vous les voyez ? (Il lui fait regarder le public.)

La responsable des fêtes terminées : Je vois... Je vois...

Le personnage tout rouge : Vous les voyez ou vous les voyez pas ? Vous dites : "Je vois... Je vois..." comme vous diriez : "Je comprends... Je comprends..."

La responsable des fêtes terminées : Je comprends... Je comprends...

Le personnage tout rouge : Et oui, bien sûr, vous ne pouvez pas comprendre. Et si nous parlions d'autre chose ?

La responsable des fêtes terminées : Rien n'est simple et tout se complique. En quelque sorte. Comme qui dirait. Pour ainsi dire. Pourquoi avez-vous fait ça ? Pourquoi vous entêtez-vous à penser que rien n'a été fait ? Vous n'avez pas quelque chose de beau à me dire ?

Le personnage tout rouge : Si. Un jour, je suis entré dans un endroit sévère et, de mémoire, j'ai déclamé ces quelques vers de Garcia Lorca : "Ses cuisses s'enfuyaient sous moi / Comme des truites effrayées / Une moitié tout embrasée / L'autre moitié pleine de froid". En face de moi, j'ai vu un type qui s'est mis à pleurer en entendant ça.

La responsable des fêtes terminées : C'est triste. C'est vrai ?

Le personnage tout rouge : Non, c'est pas vrai. Mais c'est beau. (Silence).

(A suivre.)

 

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 14:58

Le personnage tout rouge : Je suis mal à l'aise en situation d'échange et de convivialité. Permettez que je m'isole.

(Il se place à la place des deux femmes. 
Bien campé au sol.
De façon délibérée, il pousse un cri strident, un brame, un hurlement, souligné par son pied droit, comme une ruade.
Semblant avoir évacué son trop-plein de douleur, il revient au devant de la scène.
Il ramasse le blason et le remet au décrocheur.)

Le personnage tout rouge : Monsieur, voici votre blason qui a mordu la poussière. Pensez à nous le ramener une fois qu'il aura été "repensé". Le prochain sera le vrai premier. Un jour, décrocher deviendra routinier. Ce qui, pour certains, est une habitude, voire une contrainte, pour d'autres est une frustration, pensez-y aussi. Vous nous direz encore, si nous sommes encore là, comment se sont passés les accrochages à venir. Et maintenant, laissez-nous seuls. Madame va arrêter si elle doit m'arrêter. (Le décrocheur de blasons salue et s'en va.) Sale fin d'été. Sale fin d'été pour nous, coupables de tous les faits-divers de la planète. Dans un pays voisin, le démantèlement d'un réseau d'ogres qui aiment trop les enfants fait les choux gras des feuilles de choux. J'en suis. A l'autre bout de cette ville, une fillette a été enlevée. C'est moi. Ici, on viole ; là, on tue ; plus loin, on torture : c'est toujours moi. Mentir, voler, violer, c'est encore moi. Et jusqu'ici-même où l'on croit savoir de source sûre que quelqu'un ou quelqu'une a été trucidé. Je n'ose plus regarder les gens en face. A tout bout de champ, on va me confondre et m'arrêter. Voilà, c'est presque fait. Allez-y, personne ne me soutiendra. J'ai perdu des amis, me suis brouillé avec ma famille. Rien ne ressemble moins à un homme qui semble faire la tête et qui se tait qu'un homme habité par l'angoisse. Allez-y. Qu'est-ce que vous attendez ?

(A suivre.)


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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 14:00

Qui pourrait me donner des informations sur le film "LES CUISSARDES" tourné en 1978 par Michel Lemoine ?

 

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 10:23

Le décrocheur de blasons : J'ai des nouvelles.

(Deux femmes arrivent côté jardin.
Elles s'installent en vis-à-vis, en retrait du mur, parfaitement immobiles, presque statufiées.
Elles tiennent à la main une carotte avec une poignée.)

Le décrocheur de blasons : Mais elles, elles doivent en savoir plus que moi. (Il désigne les deux femmes.) Si vous avez deux minutes à perdre, écoutez ce qu'elles disent. Il vous incombe seulement d'en vérifier la teneur. Il y a matière à caution parfois, et même souvent. Mais bon... personne n'est parfait. Ce sont les femmes de la navette de quinze heures quinze.

Le personnage tout rouge : Il aurait été préférable que la navette prit du retard. Je crains le pire. Les nouvelles vont être terribles. Bon, écoutons...

(Noir.
Eclairage douche sur les deux femmes.
Silence.
Le décrocheur de blasons vient donner une chiquenaude à l'une des deux femmes qui se met à parler.)

Première femme à la carotte à poignée : Y fait pas chaud, hein ?

Deuxième femme à la carotte à poignée : Y-z'ont dit qu'y aurait du soleil.

Première femme à la carotte à poignée : Les carottes à poignée ont augmenté.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Vous avez vu, au marché, le boucher ?

Première femme à la carotte à poignée : Il a perdu des joues.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Il a gagné du ventre.

Première femme à la carotte à poignée : Je dors pas bien en ce moment.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Vous devriez prendre de la graisse de marmotte.

Première femme à la carotte à poignée : Mais où il est passé le type qui vendait des carottes sans poignée ?

Deuxième femme à la carotte à poignée : Eh ! Il a changé de marché.

Première femme à la carotte à poignée : Regardez-moi ça : une carotte avec poignée, c'est plus cher qu'une carotte sans poignée.

Deuxième femme à la carotte à poignée : De toute façon, c'est beaucoup plus pratique.

Première femme à la carotte à poignée : En tous cas, moi, je trouve que ça gêne une fois qu'on les a posées.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Vous avez vu, quelqu'un a été tué hier au soir.

Première femme à la carotte à poignée : Ah bon, c'est sûr, maintenant ?

Deuxième femme à la carotte à poignée : Non, c'est pas sûr, mais c'est intéressant.

Première femme à la carotte à poignée : Moi, je crois que c'est ce type tout rouge qui a tué. Il ne me dit rien qui vaille. Il est bizarre.

Deuxième femme à la carotte à poignée : Oui, il était bizarre.

(Les femmes se taisent et s'en vont.)


(A suivre.)

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 12:56
L'homme :  Madame, monsieur. C'est bien celui-ci ?

Le personnage tout rouge : ...

L'homme : (Il désigne la blason) Le blason, c'est bien celui-ci ?

Le personnage tout rouge : Vous êtes bien le premier qu'il fait presque tomber. Vous venez de loin pour le voir ? Sans doute, car ceux d'ici, tout près, ne l'ont jamais vu. Vous êtes intéressant, monsieur. Vous êtes spécialiste, peut-être ?

L'homme : Si l'on veut. Je les décroche.

Le personnage tout rouge : Et vous en décrochez beaucoup ?

L'homme (Le décrocheur de blasons) : Non. Celui-ci sera le premier. Je ne sais pas comment m'y prendre.

La responsable des fêtes terminées : Et pourquoi donc voulez-vous le décrocher ? Vous ne pouvez pas faire comme tout le monde, décrocher une timbale, une lune, un cocotier... Non, vous votre truc, c'est les blasons ?

Le décrocheur de blasons : Je ne suis qu'un modeste exécutant, madame. Je peux seulement vous dire qu'il est destiné à être "repensé".

(Le personnage tout rouge décroche le blason et le porte hiératiquement entre ses mains, sur sa poitrine.)

Le personnage tout rouge : C'est un peu de l'histoire de ce quartier qui s'en va. De sa mémoire. (Il brandit le blason au dessus de sa tête.) J'élève mon... notre histoire pour la postérité. Mais, vous ne nous... vous ne m'empêcherez pas d'être un albatros. Je suis un albatros... (Il fait imprimer au blason les mouvements d'une aile.)

Le décrocheur de blasons : Il ramène toujours tout à lui ?

La responsable des fêtes terminées : Il se protège comme il peut. C'est difficile d'être d'ici.

Le décrocheur de blasons : Au fait, vous avez vu ? Quelqu'un est mort.

(Le personnage tout rouge arrête brusquement son "vol". Le blason tombe et vient s'aplatir au sol dans un bruit sec.
Il s'approche du décrocheur de blasons, inquisiteur.)

Le personnage tout rouge : Vous avez du nouveau ?

(A suivre.)
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 13:08
La responsable des fêtes terminées : Vous avez l'air de bien connaître cet endroit. Et pourtant, vous me dites ne pas y avoir été hier soir. Vous étiez parti cueillir des simples, c'est bien ça ?

Le personnage tout rouge : Je suis de ce pâté. Selon toute probabilité, il m'arrive plus souvent d'être ici que là où j'aimerais être. Là où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute. Je suis seul. Je vis seul. Je pense seul. Je ne l'ai pas souhaité mais il n'y a que les poètes et les poivrots qui peuvent refaire le monde. Et quelqu'un de toujours tout seul, c'est louche. Quand des enfants jouent sur cette dalle, moi, je prends la tangente. S'ils venaient à disparaître en même temps que moi, il y en a qui seraient tentés de dire qu'ils ont disparu avec moi. Ce n'est pas un enfant qui a été tué au moins, hier au soir ?

La responsable des fêtes terminées : L'irréparable n'a peut-être pas encore été commis. Imaginons qu'il l'ait été : je ne sais pas quel visage ni quelle altitude il a ravi.
(Un homme s'approche et vient se placer contre le personnage tout rouge.)
Psst... Il y a quelqu'un derrière vous...

Le personnage tout rouge : (Il se retourne) Bonjour, monsieur...

(A suivre.)

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 13:17

La responsable des fêtes terminées : Il s'est passé hier soir, au moment où la fête battait son plein, quelque chose de très émouvant. Et de très grave. Qualqu'un a, semble-t-il été tué. On n'en est pas encore bien sûr, mais avouez que ce n'est pas rien, vous en conviendrez ?

Le personnage tout rouge : Il se peut bien que ce soit moi qui ai fait le coup. J'ai tous les motifs de le faire.

La responsable des fêtes terminées : C'est bien ce que je disais : on n'est jamais sûr de rien...

Le personnage tout rouge : Que disiez-vous ? Qu'on n'est jamais sûr de rien ou que j'ai pu commettre l'irréparable ?

La responsable des fêtes terminées : On n'est pas bien sûr que vous ayez pu commettre l'irréparable puisque vous en doutez vous-même. Sans compter que l'irréparable n'a peut-être pas encore été commis. Il est joli, ce blason...

(Elle désigne le blason apposé au mur.)

Le personnage tout rouge : Il représente les armoiries de cette ville. Il est un peu rouillé mais il y en a qui songent à le redorer.

La responsable des fêtes terminées : Savez-vous ce qu'il représente ?

Le personnage tout rouge : Vous voulez la petite explication ou la grande ?

La responsable des fêtes terminées : Allez, ne lésinons pas et soyez bon prince : donnez-moi la grande ! Il ne faut rien se refuser quand il s'agit de faire avancer l'histoire.

Le personnage tout rouge : De gueules, un escalier ascendant au flanc senestre arbore une volée de six marches ; une botte à longue tige, carénée comme un paquebot de croisière foule d'un talon plat et d'une semelle usée mais pas trop, la plus basse desdites marches. Sur le palier, quatre graines d'hellébore disposées en losange. Hors du champ, mais fortement pressentie, et sur ce même palier, la porte d'une agence que l'on devine mystérieusement close. Au canton dextre du chef, un albatros sur fond azur, toutes ailes traînantes, au sol de sinople. La botte, c'est l'attribut de la suprématie, surtout quand elle fait du bruit. L'hellébore, c'est la graine censée guérir celles et ceux qui en ont un grain. L'albatros à terre, c'est la liberté entravée. Quant à l'agence, personne n'a encore su ou pu en percer le mystère. Bien des vivants se font des signes et des petits gestes par tradition, sans s'inquiéter d'où ils viennent. Vous me croirez si je vous dis que, la plupart du temps, les gens passent devant ce blason sans le voir ?

La responsable des fêtes terminées : Oui, je crois.

Le personnage tout rouge : Alors, je vous le dis. Ils voient ce mur aveugle, cette rue truffée de plaques ; ils s'emportent contre les chicanes et les aspérités du sol, mais le blason, pffffffff..... il ne les fera jamais tomber, vous comprenez. Alors... ils l'ignorent !

(A suivre.)

 

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 13:07

La responsable des fêtes terminées : Où étiez-vous et que faisiez-vous hier soir sur la plage qui va de dix-huit heures trente cinq à minuit, via le crépuscule et la tombée des ténèbres ?

Le personnage tout rouge : Autant vous l'avouer tout de suite : si j'ai tué quelqu'un, c'est bien seulement le temps. Pour ainsi dire. Et puis, comme ça m'arrive quelquefois. Un vrai massacre ! Suis allé voir barboter les canards dans un ru que j'aime bien au milieu de cognassiers et de peupliers qui ondulent sous le vent. Ai gagné la prairie. Suis allé caresser la chevelure des herbes folles. Ai vu monsieur l'automne qui, avec mélancolie met l'ancolie aux pentes des fossés. Gentil, l'automne ! A l'orée des forêts, ai vu les crocs sévères des brabants mordre la terre à pleines dents. A six reprises, les aiguilles se sont superposées : six occasions d'en vouloir au monde entier. Ai entendu les flonflons et les froufrous d'une fête cachée. A trop fixer des yeux les cuivres luisants de l'orchestre que je ne voyais pas, me suis brûlé les yeux. Suis rentré éreinté dans ma mansarde. Ai pensé à elle...

La responsable des fêtes terminées : A elle ?

Le personnage tout rouge : Je l'admire et elle m'impressionne.

La responsable des fêtes terminées : Vous êtes tout rouge.

Le personnage tout rouge : Je vous remercie de me le rappeler. Un rien m'émeut.

(A suivre)

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 13:45

Le personnage tout rouge : Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que je n'ai pas fait ? Vous tombez mal : je suis triste. Je viens d'apprendre la mort d'Eugène Ionesco. Je viens de lire dans un organe battant à droite deux belles phrases sur lui.

(Il s'approche de la pile de revues, en saisit une, en fend la tranche et lit.)

"Il suffisait qu'il échappât à l'ennui, qui lui fut un bourreau fidèle. Alors les voisins de repas, les rencontres, les sympathies de passage, tous ceux qui purent croire, souvent, à l'indifférence dont il donnait l'impression, voyaient sourire en lui, soudain, des bienveillances et des délicatesses qui allaient jusqu'à une apparence de gaiété." (1)

La responsable des fêtes terminées : Oui, mais moi, je n'ai pas fait la démarche d'entendre ça. Je vous répète que je suis chargée de d'arrêter un homme qui vous ressemble singulièrement.

Le personnage tout rouge : Ah, ça, alors, c'est un peu fort ! Si l'on m'avait dit qu'il me serait donné de vivre une resucée de Kafka...

La responsable des fêtes terminées : Une quoi ?

Le personnage tout rouge : Une resucée de dragées au poivre. Un ennui, quoi ! Je constate que vous indemne de toute influence culturelle. Aucune célérité d'esprit quand on vous tend des aliments intellectuels. Ca promet...

(Il regarde sa montre.
Puis relève la tête.
Il regarde sa montre.
Puis relève sa tête.
Même jeu quatre fois.)

La responsable des fêtes terminées : Qu'est-ce que vous faites ?

Le personnage tout rouge : Je m'adonne à mon occupation favorite : je regarde l'heure à ma montre. Et lorsque la grande et la petite aiguille se superposent, je ne peux pas m'empêcher de penser : "Mais où est donc passée l'autre aiguille ?" Ca ne dure pas longtemps mais c'est éprouvant à vivre. Et ça revient souvent.

(A suivre.)

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 12:00
"On n'interroge pas un homme ému"
René CHAR

Personnages :

Le Personnage tout rouge
La Responsable des fêtes terminées
Le décrocheur de blasons
Première femme à la carotte à poignée
Deuxième femme à la carotte à poignée
Le Chef du bureau des fêtes terminées



PREMIER ACTE


Un énorme pan de mur orbe.
A hauteur d'homme, est apposé un blason.
Au pied du mur, une pile de vieilles revues et un tas de sable.
Un homme, tout de rouge vêtu, semble en proie à ses affres et tourments.


Le personnage tout rouge : A partir d'aujourd'hui, ce sera comme d'habitude. A partir de désormais, ce sera comme dorénavant. L'essentiel, c'est toujours le principal. La vie est ainsi faite : aujourd'hui jujube et demain cacahuète.

(Une femme s'approche.)

La femme : Bonjour, monsieur. Vous fonctionnez toujours comme ça ?

Le personnage tout rouge : Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?

La femme : Ne me dites rien. Dites-moi, c'est bien à vous qu'il faut que je demande si ça a été ?

Le personnage tout rouge : ...

La femme : Je viens de m'apercevoir que nous n'avons pas été présentés. Je suis responsable des fêtes terminées et je viens vous demander si la fête qui vient d'être donnée s'est bien passée, et s'est bien passée ici ?

Le personnage tout rouge : Tout me porte à le croire, bien que je n'aie pas trempé mes lèvres dans la coupe trop pleine pour qu'elle ne le soit plus.

La femme (La responsable des fêtes terminées) : Or donc, on m'a remis un jeu de clefs. Une clef argentée qui ouvre toutes les portes de ce pâté, ici, et en haut...

Le personnage tout rouge : Haut les coeurs !

La responsable des fêtes terminées : Et une clef dorée qui ouvre seule la seule porte du château bas.

Le personnage tout rouge : Château bas !

La responsable des fêtes terminées : A toutes fins utiles de savoir si, parmi les fêtards, il n'y avait pas de mauvais coucheurs ; combien il y a de lève-tôt, combien il y a de lève-tard. Je suis aussi chargée de recenser les trouble-fêtes et d'arrêter, au nom de la loi, un homme qui vous ressemble singulièrement.

(A suivre)

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