21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 18:02
"Les TOC
annihilent une vie.

Les TOC annihilent des vies. J'ai voulu écrire sur eux, contre eux.
Ecrire, c'est fixer.
Je me suis attelé à affiner la perception que j'avais d'eux.
J'ai voulu écrire un texte de synthèse, avec des mots-clefs : peut-être des pistes, des matériaux pour tenter de comprendre.

Le phénomène TOC : "Un petit air dans la tête"
Refaire. Revoir. Redire. Relire. Réécrire. Repasser. Relever. Retoucher. Repenser. Et finalement re-douter. Le trouble obsessionnel compulsif est une souffrance psychique caractérisée par des pensées récurrentes, non souhaitées et déplaisantes et des comportements répétitifs souvent absurdes que la personne très anxieuse ressent le besoin irrépressible d'accomplir.
Voilà une bien étrange et cruelle maladie. Elle est très invalidante. Elle fait gaspiller beaucoup d'énergie et génère l'épuisement et l'apathie. Toutes les actions, tous les gestes, y compris les plus anodins sont parasités car tout a une symbolique. 
Pour les personnes atteintes, qui doivent livrer un combat contre le doute permanent et l'angoisse chronique, quelle conduite tenir face aux familles "effrayées", aux amis, déroutés ? 
Ce mal isole, déstructure, défigure.
A la base, le champ d'action de la pensée est assiégé par la crainte infondée de catastrophes à venir. 
Le sujet peut paraître futile à qui n'en est pas atteint.
Le chemin du soulagement s'établit sur deux axes : les médicaments et la thérapie comportementale et cognitive.
Mais il faut en amont accomplir un travail personnel d'analyse : identifier les obsessions et répertorier les compulsions.
La thérapie tient en deux verbes : Dépasser et survivre. Dépasser les compulsions et survivre à l'angoisse.


Dépasser et survivre"

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 19:41
"Agence


Quelques collègues du bureau, informés par je ne sais quel vent que je taquinais la muse ont lu ma première création "Agence". Ils veulent la monter, ici-même...

"Agence, c'est trois personnages attendant devant une agence fermée  que chacun prend comme remède à son mal propre. Agence pour l'emploi, agence matrimoniale ou agence bancaire ? Le travail, l'amour ou l'argent ? Qu'importe, celle-ci n'aidera finalement personne, mais ce sont les trois personnages qui en laissant de côté leurs nombrils, en unissant leurs qualités, trouveront la solution à leurs différents problèmes et à leur semblable solitude."


Un soir, en rentrant du cinéma, j'ai vu une enseigne qui clignotait : "Agence". Oui, mais une agence de quoi ? J'ai griffonné quelques notes et c'est ainsi que tout a commencé.
En écrivant cette pièce, j'ignorais que c'était du théâtre. Je n'étais pas du sérail. Ce fut dans une complète spontanéité.
J'avais "seulement" été bouleversé par "En attendant Godot" de Beckett...

Avec ma carcasse d'animal malade, avec mes bons et mes mauvais jours, avec mes silences gênés et maladroits, je me voyais mal regrouper les énergies et diriger la mise en scène. Les personnalités des uns et des autres créa une alchimie.

Nous donnâmes "Agence"

J'ai vu une enseigne
qui clignotait..."






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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 19:36
"Je fractionne.
Je dose.

Je fractionne. Je dose. La chanson "Il est libre, Max" est une belle chanson.
J'ai la faiblesse de croire que j'ai lu des livres importants. Il suffit d'avoir un peu de mémoire pour remarquer, retenir et replacer quelques combinaisons.
Ces présents carnets me permettent de m'inscrire dans l'espace. Plus fictives, les intrigues théâtrales laissent transparaître les choses plus "subtiles"...
J'ai inventé un univers où gravitent des personnages meurtris.
Meurtris mais fiers.

 
Meurtris
mais fiers."

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 22:27
img150.jpg
Photo JF

"Vitrine"  - Hiver 2007



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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 13:59
"Des odeurs de cuirs mouillés
et de bielles tièdes

Qu'il me serait doux de revenir au temps où les autos étaient pour moi de drôles d'oiseaux rares : la Traction avant de mon oncle, qui nous conduisait à Vêpres ou à confesse ; la Deux Chevaux de mes frères, relique des états sacerdortaux de mon abbé d'oncle, où leur Renault huit, douze qui nous emmenait en expédition dans le tout premier supermarché de la région ; qu'il me serait doux de retrouver leurs odeurs de cuirs mouillés et de bielles tièdes.

Tout commence tout petit : on ne voulut pas me confier le volant du tracteur familial, privilège réservé aux aînés ; on poursuit en ne sachant pas monter les gadgets de "Pif" ; on termine avec un TOC sévère qui vous empêche de regarder la jauge d'huile... Mais, malgré tout, on arrive à passer (et obtenir) son permis de conduire.
La voiture devient un instrument échappatoire, et seulement un instrument échappatoire, qui relie un point A à un point B. 
J'ai toujours eu des guimbardes claudicantes, nécessitant autant d'huile que d'essence. Je n'ai jamais frimé grâce à mes chromes.
Fumantes, piaffantes, usées jusqu'à la corde, mes automobiles m'ont protégé de la taxation sur les grosses cylindrées mais m'ont souvent conduit à la porte du garage.
Je savais que les TOC verraient dans une voiture de quoi faire amplement leur lit. Pour un névrosé obsessionnel, outre le fait qu'elle soit un gouffre financer, la voiture surmultiplie les sources de désagréments.
Ma mère disait que "j'avais toujours le cul sur la voiture". Il est vrai que cet habitacle me paraissait hospitalier ; j'étais enfin chez moi, libre, détendu.
Pour tromper l'ennui, j'avais mis au point deux sortes d'itinéraires. Le premier était rural, le second urbain.
Pour le premier, je disais : "Je vais faire un tournant" ou "un tourniquet". Et je roulais à l'aventure dans la campagne, en chantonnant le plus souvent et en m'inventant des autos-interviews.
Le second me conduisait en ville, le soir venu.
Pour tenter d'apaiser mes angoisses abyssales, j'ai vécu ces déambulations nocturnes comme autant de chemins de croix.
De quoi était-il question ?
D'une quête douloureuse d'affection et d'âme soeur.
Sur l'usure des gommes et l'explication d'un kilométrage, questionnez-moi.
Mes pneus n'ont pas fait crisser le gravier des parkings de boîtes de nuit. Ils me ramenaient toujours vers les lieux de rencontres faciles et inopinées. Le coeur battant, la peur chevillée au ventre, j'entrai dans ce que je savais être une spirale ; j'allai au-devant d'un sexe qui me tournait le dos.
Sur un plan-guide de la ville, j'ai mis en évidence, avec un marqueur moderne, le circuit jalonné par les "Pharmaciennes" et les "Chevaliers d'Eon", de la rue de la Verge d'Or au cours de l'Orbite : un quartier cerné, transformé en souricière où les obsessions-compulsions avaient pris le volant. J'étais contraint de faire la navette devant des murs, des trottoirs et des bottes...
Voiture folle. Douleur au compteur.
J'ai roulé, roulé, roulé dans la ville... J'ai tourné, tourné, tourné... Un TOC grandeur nature...

De la rue de la verge d'or
au cours de l'orbite"

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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 13:17
"Manger :
un plaisir ou une nécessité ?

Manger est une nécessité. Mais c'est aussi un plaisir. A 14 ans, le petit garçon de la campagne que j'étais, rustaud et costaud, mangeait-il plus que de raison ? Compensait-il déjà ? Ce que je sais, c'est que ma mère disait : "Il vaut mieux faire envie que pitié".  Ce que je sais, c'est que la piquette-maison, un petit vin pas plus de 10° toujours coupé avec de l'eau mettait un peu de coton dans ma tête. Y-a-t-il eu surconsommation d'alcool ?
Manger, c'est "se mettre à table", échanger des propos, des ragots. C'est la situation d'échange et de convivialité par excellence. Rompre la mie ensemble.
Des daubes silencieuses aux soupes à la grimace, que s'est-il passé ? Que reste-t-il de ces rassemblements familiaux redoutés, où le gras ourlait et les assiettes et les plaisanteries : les reproches et les longues attentes, fragilement colmatées par la moelle des os du pot-au-feu ; les musellements des bestiaux et le clouage de bec des albatros ?
Pourquoi se mettre à table pour la partager n'est pas allé sans poser d'énormes difficultés : étreint par la peur, il m'était devenu impossible de saisir un verre et l'amener à mes lèvres (d'où peut-être l'expression "Il y a loin de la coupe aux lèvres") sans être agité de tremblements ?
La peur encore : pourquoi devenir rouge comme une écrevisse et se fermer comme une huître ; les gestes incoordonnés, le faciès animé de vilains rictus, le regard affolé ne sachant où se poser ; la pleine conscience de la terrible image renvoyée ?... Face décomposée par l'effroi. Mange ! Ca va être effroi...
La peur toujours : celle de paraître comme un benêt, sans esprit de répartie, muet comme la carpe qu'il a du mal à dépecer ; perclus de frayeur à l'évocation d'un mot ou d'un thème, d'un fruit de mer à décortiquer ou d'une escalope rétive...
La peur, la peur :  celle d'être tombé, à cause d'un TOC majuscule, dans la boulimie....

Manger, c'est aussi laisser s'échapper toute sa condition.
Amusez-vous un jour à repérer, au cours d'un repas les "charnières inter-conversations", les associations d'idées, habilement amenées ou déplacées. Qui tient le crachoir ? Qui se tait ? (Nathalie Sarraute a écrit quelque chose d'important là-dessus : "Le silence".

Qui tient le crachoir ?
Qui se tait ?"
----
Après-coup

BREL A LA TELEVISION

"Ils se poussent du coeur
pour être le plus triste
Ils se poussent du bras
pour être le premier
Z'ont amené des vieilles
Qui ne me connaissaient plus
Z'ont amené des enfants
Qui ne me connaissaient pas."

Jacques Brel (Le tango funèbre)

Allez, ne boudons pas notre plaisir. "L'imprime intime" de ce soir à la télévision n'était pas si mauvais. Je m'attendais à pire. Ma perplexité d'hier soir à laissé place au bonheur pur de revoir Jacques Brel chanter et parler. Sur Florent Pagny, avouons qu'il a su, voulu ou accepté de doser ses apparitions, si bien qu'on ne peut lui en vouloir d'avoir devancé l'appel (Voir mon billet d'hier).
Je n'ai pas retenu grand chose de son interprétation personnelle et peut-être faut-il que je m'en excuse ? Mais c'est pareil avec les autres : Isabelle, Juliette, Nina, Serge, Pierre, Claude, Franck... Sauf Maurane peut-être ferait exception...
Reste à retenir un Brel patrimoine commun, où chacun peut se reconnaître., tant cet être unique a transcendé des thèmes universels.
Pour peu que l'on sache déceler le goût de Brel, peu importe l'accomodement.
Allez,  vous reprendrez bien encore un bonbon, c'est la saison, et remettons nous-en à "la pendule d'argent"...

JF




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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 19:52
DEUX COLONNES DE CUIR

Deux mains à plat sur le plancher, la tête basse,
Front au sol, corps plié comme une lettre recommandée,
En papier vergé, à expédier toutes affaires cessantes,
Au guichet des envois en souffrance
Je voyais briller
Deux colonnes de cuir.
Je sentais sous la pulpe de mes doigts
Deux colonnes de cuir,
Maîtresse de céans, maîtresse de séance,
Maçonne du plaisir, artiste du construire
le "A' dessiné de ses cuisses laissait luire
Deux colonnes de cuir...
Deux colonnes de cuir...

Dans la maison des éléphantasmes,
Le dédale des couloirs, l'enfilade des boudoirs,
Le bois crissant des chambres palatines, 
Les fouets brillants de la cire d'abeille
Sont chauds de mains, 
Et l'on entend, au bout d'un corridor,
Un alangui qui gémit.
La muraille des jambes rend impossible de fuir.
Deux colonnes de cuir...
Deux colonnes de cuir...

Dans un trou du plancher,
Quelques écus dorment-ils ?
Et le buffet-dressoir, fier de ses ustensiles
Arbore de fières matières de buffet d'hier, 
Le pourpre et l'écarlate ; le cramoisi et le rubicond,
Le coquelicot et la cardinalice.
Mon dos-chevalet accueille les zébrures, 
Maîtresse de céans, maîtresse de séance,
Peintre de mon académie, en des formes cubiques.
Lorsque minuit sonne sur un talon-aiguille,
Et qu'il égrenne les secondes, les minutes et les heures,
Et qu'il est, hélas temps de quitter la demeure,
J'emporte dans ma tête, au moment du sortir
Deux colonnes de cuir...
Deux colonnes de cuir...


Au paradis, vert latin,
J'y entendrai encore bruire
Deux colonnes de cuir...
Deux colonnes de cuir...


Joël Fauré

PS : Il n'est pas interdit d'avoir en tête, à la lecture de ces mots la mélodie de mon grand ami Claude Nougaro, que j'ai très bien connu "Quatre boules de cuir"...


------

BILLET D'HUMEUR


BREL

POURQUOI FLORENT PAGNY DEVANCE-T-IL L'APPEL ?

 

Je l'ai appris comme vous, Florent Pagny, (bonne voix ma foi ; belle gueule ; pas en échec) est un admirateur de la première heure de mon grand ami Jacques Brel, que j'ai très bien connu.
Bon.
Ne voilà-t-il pas que notre homme plante des chrysanthèmes avant même que le vieux Brel ait pu connaître ses trente ans de tombeau. Jacques Brel est mort à l'âge de 49 ans le 9 octobre 1978, à quatre heures trente du matin, chambre 305, à l'hôpital franco-musulman de Bobigny.
Il est sans aucun doute légitime de s'y référer.
Pourquoi donc cette hâte à vouloir célébrer le disparu ?
Suis-je jaloux ? Ai-je ourdi quelque commémoration opportune dans mon petit coin ? Suis-je grillé sur l'autel des grands messes auxquelles nous allons assister, dès le prochain automne ?
Que non ! Je pense à Brel tous les jours.
Mais je suis en droit de m'interroger.
Et la digestion de ce que j'ai lu ici ou là me laisse perplexe.
Que Florent Pagny, homme public, chanteur, fasse son métier ne me gêne pas. Ce qui me dérange plus, c'est le retentissement que j'en ai eu.
Je veux bien fermer les yeux, me boucher les oreilles, et me faire ma propre opinion.
Florent Pagny sort un disque avec 11 titres de Grand Jacques.
France 2 lui -leur ?- consacre une soirée demain.

"Ah ! je les vois déjà
Me couvrant de baisers
Et s'arrachant mes mains
Et demandant tout bas
Est-ce que la mort s'en vient
Est-ce que la mort s'en va ?
Est-ce qu'il est encore chaud
Est-ce qu'il est déjà froid ?"
Jacques Brel (Le tango funèbre
)

JF

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 20:07
img149.jpg

Une image vaut mille mots.
Croquis de table pour "La cage" (Joël Fauré)

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 19:51
LA CAGE
(Court-métrage, saynète ou chorégraphie
de Joël Fauré)

Personnages :
Un homme
Six femmes

Un homme, tout de rouge vêtu, pénètre dans un décor blanc, très dépouillé, seulement constitué de trois paravents.

De derrière chaque paravent, surgissent deux femmes bottées jusqu'aux cuisses. Hautes cuissardes noires. Pantalon d'équitation. Chemisier manche gigot. Gants noirs. Masque neutre. Longue chevelure brune.

Les six "cuissardesses" s'approchent de l'homme, en formant une ronde, en dessinant autour de lui un cercle qu'elles font décroître.

L'homme s'agenouille, ne sait plus où donner de la tête.

Une musique se laisse entendre. C'est "Le vol du bourdon" de Rimsky-Korsakoff.

Les six "cuissardesses" cernent l'homme jusqu'à l'entraver.
Leurs jambes bottées deviennent des barreaux de cage, de prison auxquels il s'agrippe.
Il maintient sa tête "à l'extérieur".

L'une des "cuissardesses" enserre la tête de l'homme entre ses cuisses, comme dans un étau.
Les autres femmes se retirent.

La "cuissardesse exécutante " se penche et laisse retomber sa longue chevelure sur la tête, ainsi qu'un rideau.

JF
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 19:42
J'ai souhaité faire une petite pause dans la narration de mes "carnets" , histoire de "souffler" un peu...
Or donc...


"C'EST VOUS QUI TIENDREZ LE MIROIR"
(Court-métrage noir et blanc semi-muet
de Joël Fauré)

Personnages:

Jeune femme 1
Jeune femme 2
L'homme
Une femme

Plan 1 :
Dans un train, la jeune femme 1 (cheveux bruns attachés) lit une lettre, la replie, la replace dans son enveloppe. Songeuse contre la vitre.

Dans un train, la jeune femme 2 (cheveux bruns attachés) lit une lettre, la replie, la replace dans son enveloppe. Songeuse contre la vitre.


Plan 2:
14 heures. Un train s'arrête dans une petite gare de province. La jeune femme 1 descend. Elle se dirige vers la sortie. Elle traverse une petite place, frappe à la porte de la maison juste en face. Une femme la fait entrer et l'introduit dans une salle d'attente.
Elle dit : "Entrez"
14 heures 30. Un train venant de la direction opposée au premier s'arrête dans la petite gare. La jeune femme 2 en descend. Elle traverse une petite place, frappe à la porte de la maison juste en face. Une femme la fait entrer et l'introduit dans une salle d'attente.
Elle dit : "Entrez"

Plan 3 :
Les deux jeunes femmes sont dans la salle d'attente. Elles sont vêtues de la même manière. Pull blanc, jean et bottes cuissardes noires.

Plan 4 :
Un homme est assis à son bureau. La quarantaine bedonnante. Grand, massif. Il se lève. Il s'approche de la fenêtre ; écarte le rideau. Il pleut. Il monte le chauffage. Il allume une télévision. C'est un moniteur de télésurveillance. Il observe un long moment les jeunes femmes dans la salle d'attente.

Plan 5 :
L'homme fait entrer la jeune femme 1.
Elle s'assoit en face de lui.
Il lui désigne un paravent (ou une cabine ou un sas...) derrière lequel elle se rend.
Il fait entrer la jeune femme 2.
Elle s'assoit en face de lui.
Il lui désigne un second paravent (ou une cabine ou un sas...) derrière lequel elle se rend.

Plan 6 :
Au fond de la pièce, l'homme tire un rideau rouge de théâtre. Une petite scène. D'un côté, il y a une caméra de télésurveillance et un écran ; de l'autre, une chaise sur laquelle est posé un miroir.
Il entre sur scène.
Le rideau se referme.

Plan 7 :
3 coups sont frappés. Le rideau se lève.
L'homme est debout, entre la chaise et la caméra.
Il est vêtu d'une toge blanche.
Il frappe dans ses mains.

Plan 8 :
Les deux jeunes femmes apparaissent. Elles ont les cheveux lâchés. Elles sont vêtues d'une toge noire.
L'une se place à genoux près de l'homme ; l'autre s'empare du miroir.

Plan 9 :
Les trois personnages retirent leurs toges.
Gestes rapides.
Aucune nudité n'est visible.
Les trois personnages sont hautement bottés. Talon aiguille pour les femmes. Talon plat pour l'homme.

Plan 10 :
Plans rapprochés.
Aucune nudité ne doit être visible.
Il s'agit de suggérer que :
l'homme bande ; l'une des femmes lui fait une fellation ; l'autre tend un miroir.
L'homme se délecte à regarder l'action, tantôt sur l'écran, tantôt dans le miroir.

Il s'agit de montrer le plaisir, la sensualité, sans jamais tomber dans la vulgarité.

Plan 11:
Dans un train, la jeune femme 2 ouvre une enveloppe. Elle sort une enveloppe qu'elle déplie. Il est écrit : "La prochaine fois, c'est vous qui tiendrez le miroir."

JF

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Georges PEREC



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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