17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 19:20
Cette tranche de vie
est dédiée à Patricia L.
(Si elle lit ces lignes...
elle saura pourquoi.)

"Une tarte tatin me glorifia
d'une brûlure au majeur."


Tout au bout de la classe de 3e, où l'orientatton est on ne peut plus importante, les aiguilles de la boussole s'emballèrent. Ne désirant plus être captif d'un système qui m'avait déjà beaucoup abîmé, j'empruntai la première route qui s'ouvrait à moi.
De perches et de mains tendues aucune ; seul un carrefour sans indicateur.
J'entrai en apprentissage dans un restaurant pour y apprendre le noble métier de cuisinier. Je garde le souvenir de tonnes de pommes de terre à éplucher, d'oignons et d'échalotes dont on connaît les vertus, d'une tarte tatin qui me glorifia d'une brûlure au majeur, de la "machine à friser le persil" qu'on m'avait envoyé chercher partout, d'un maître d'apprentissage "pressé", mais de noblesse aucune trace, ou alors très lointaine, tout au fond de l'eau de vaisselle. Mon passage dans la gastronomie n'aura marqué personne ; mon nom ne figurera pas dans les guides étoilés.
Au bout d'un mois, dégoûté, désemparé, je quittai le piano et rendai mon tablier.

Je repris mes études.
Au nom de Molière et Zola qui m'avaient fait aimer les Belles Lettres, je fus admis en seconde littéraire.
Nous étions dans une classe à forte densité féminine. De jeunes drôlesses eurent beau jeu pour me déstabiliser à grands coups de rires sonores, quolibets graveleux et autres subtilités insidieuses.
L'emprise n'offrait aucune résistance. Il est tellement agréable de se fendre la pêche avec un benêt, aux connaissances "déconnatoires" déficientes et pas du tout préparé aux mots et aux réjouissances de son époque. On repère toujours facilement les malhabiles, les laissés-pour-compte, les rougissants, les douffre-douleur, les têtes de Turc, les cibles faciles.
Bref, parlons peu et parlons bien : Pythagore se renfrogna encore un peu et ne voulut plus me livrer les secrets de son théorème ; la mer d'Aral confondit ses eaux avec celle du lac Titicaca ; Bayard, offusqué par ma lâcheté, tourna une page de son histoire, et tout arriva aux oreilles de Molière et de Zola qui me refusèrent le bénéfice d'un happy-end.

"Molière et Zola
me refusèrent
le bénéfice d'un "happy-end".
 
 


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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 19:10
"... les "popoyes" ont besoin
d'espace et d'air frais."

Nous étions à la campagne, je l'ai déjà dit je crois : les "popoyes" ont besoin d'espace et d'air frais. Quand elles ne jouent pas à faire peur, elles sont comme vous et moi.
Mes parents ne possédaient pas de voiture, et ni l'un ni l'autre n'avait le permis de conduire. Ma mère me transportait sur un siège de fortune, posé à même le porte-bagages de sa "Mobylette". Les sorties et les déplacements s'en trouvèrent fort réduits. Les activités d'éveil restèrent en sommeil. Je n'avais aucune prédisposition apparente, aucune vocation naissante, aucune aptitude latente, ou, tout au moins, elles n'ont pas été invitées à s'exprimer.
J'enviais les familles qui se transmettent de génération en génération leur savoir, leurs énergies, leurs talents même si, comme Brel, je prétends que l'acquis est supérieur à l'inné.

Où et comment se cultive un paradoxe ? Dans le même temps où j'étais l'élève tourmenté et souffreteux que j'ai décrit, une saillie pointait son nez : la dérision. Elle a été souvent, très souvent, ma planche de salut. Les mots aidant, j'allai devenir le pitre, l'auguste, le bouffon, celui qui reçoit, au cirque, les claques, les baffes, les gifles ; celui qui, par son accoutrement et sa maldresse, déclenche les rires. Dans la cour du collège, un micro fictif à la main, je commentais les bagarres ou bien encore je réalisais avant la lettre les premiers sondages de popularité des professeurs. Ces prestations avaient un mérite : celui de dérider mes camarades et de provoquer leur hilarité. Il créditait par la même occasion le capital de sympathie et de naïveté dont je jouissais à part égale auprès des autres. Sympathie et naïveté : deux veines que ne manquèrent pas d'exploiter les opportunistes.
Si les lettres me parurent d'emblée, avenantes, en revanche, les chiffres s'affirmèrent comme de redoutables dinosaures. Il me semble, avec le recul, que si j'avais eu, en son temps, plus de sollicitude pour les tables de multiplication, la face du monde n'en aurait, bien sûr, pas été changée, mais la mienne oui.


"... la face du monde
n'en aurait pas été changée,
mais la mienne oui."

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14 octobre 2007 7 14 /10 /octobre /2007 20:18
"On me dit
que je fus couvé par ma mère."

On me dit que je fus hyper-protégé, couvé par ma mère : fut-elle faible ? Voyait-elle sur le parcours de ma santé précaire les jalons indicateurs d'une plus grande tolérance à mon égard ? Aurait-elle dû dormir à mes côtés, pour conjurer mes peurs, aussi longtemps, jusqu'à 12-13 ans à peu près ? Parce-qu'elle me mettait de plain-pied avec d'insurmontables difficultés, je fuyais l'école, avec une migraine ou un mal d'estomac. On prétend qu'ils furent souvent fictifs : je ne sais si je sus à ce point jouer la comédie.
Mon corps s'illustra très tôt dans de splendides échecs : les cours d'éducation physique, au collège, en furent le théâtre privilégié : je ne pouvais courir plus de dix mètres sans avoir un point de côté ; le grimper à la corde ne resta qu'une abstraction, mes mains ne voulurent jamais me hisser vers les "Très-Haut", et mes pieds refusèrent obstinément de s'élever, sous les lazzis et les quolibets de mes camarades. Il fallut user du "mot" des parents à l'intention de mon professeur de gymnastique pour que ce dernier accepte de me dispenser de ses subtiles sciences.
Des peurs, des anxiétés, des angoisses naquirent : on allait sans doute me faire un croc-en-jambe à la sortie des cours ; je n'allais pas retrouver mon cartable ; on allait m'enfermer, par jeu, dans les toilettes ; envoyé au tableau noir, je n'allais pas savoir résoudre une division à virgule ; j'allais manquer le car... Climat constant d'insécurité qui m'enveloppait ainsi qu'un paletot sur lequel, c'est bien connu, tout peut tomber.
De retour "à la maison", des frayeurs me poursuivaient : avant de me coucher, je vérifiais bien qu'il n'y avait personne sous mon lit, et surtout pas la "popoye" dont on m'avait assuré qu'elle faisait peur aux enfants. De ce côté-là, on avait dit vrai. Cette oeuvre de pure fiction remplissait bien son rôle.

"... "la popoye" faisait peur
aux enfants..."

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 21:06
img124.jpg
Fac-similé "Union" Mai 1977

A la lecture de la "revue internationale des rapports humains" "Union", achetée en catimini, j'eus les premières lumières sur les activités conseillées du corps."
Joël Fauré (Carnets)
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 20:33
"Mais les bottes dansèrent
une valse-hésitation."

Mais les bottes dansèrent une valse-hésitation. A la lecture de "la revue internationale des rapports humains""Union" achetée en catimini (je venais pourtant d'avoir 18 ans), j'eus les premières lumières sur les activités conseillées du corps. Les bottes reculèrent d'un pas. Là, sur le papier glacé, des couples prenaient position et offraient un nouvel éclairage (le bon) à la copulation. Sur le papier. Sur le papier seulement. Il n'en demeura pas moins vrai que le temps passait et que mon éducation souffrait de nombreuses lacunes. "L'accablante ruralité" ne favorisait aucunement les rencontres ; j'allai m'engluer dans une solitude profonde.
Quand on m'interrogeait, au cours des grands repas familiaux tant redoutés sur mes amours -et mes amours, comment se portaient-elles ?- Très mal. Elles se portaient très mal, puisqu'elles ne se portaient pas du tout- j'avais des rougissements de rosière et balbutiai quelque demi-mot devant des amphitryons hilares.
Combien de fêtes ai-je fuies ? Combien de fois me suis-je dérobé pour n'avoir pas à afficher toute l'étendue du désastre : un adolescent post-pubère, très mal dans sa peau, avec une voix de fausset, étranger aux réjouissances de ses contemporains, largué au bord de la route, et surtout, surtout, ne sachant pas danser, et n'ayant encore jamais fait l'amour.
Ne sachant pas danser : terrible négation qui allait me poursuivre, m'obséder, me complexer au paroxysme. J'avais bien cru comprendre que danser, c'était le meilleur moyen d'approcher les filles, mais j'ai dû accorder, dans mon désarroi, une importance surfaite à cette forme d'expression (de nombreuses personnes dansent comme des clés à molettes, cela ne les a pas empêchées d'avoir femme et enfants.)
Pour moi, une chose était sûre : je me voyais déjà rutilant cavalier ballot, ridicule, grotesque, lourd, arrivé sur la piste sans avoir suivi de trace, de panneaux... 
Quand on fera danser les complexés de la danse, je ne serai pas à l'orchestre.


Les lectures d'Union furent édifiantes, mais très abstraites. Il y en avait un qui rongeait son frein, c'était mon sexe de français moyen, lui qui ne l'était pas moins.

"Quand on fera danser
les complexés de la danse,
je ne serai pas à l'orchestre."

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 19:52
"Ces rêves m'amenaient
à la pollution nocturne."

Mes nuits commencèrent à être animées de rêves dans lesquels tantôt j'aidais Cendrillon à retrouver ses bottes en cuir, tantôt je chaussais moi-même les bottes de sept lieues. Dans tous les cas de figure, ces rêves m'amenaient inéluctablement à la pollution nocturne : sensation forte, agréable, insoupçonnée. Je ne pouvais que constater sans y rien comprendre le spectacle qu'offrait mon sexe, avachi dans sa liqueur gluante, en d'autres endroits sources de vie.
Mais qu'était-ce ? Qu'était-ce donc ? Que m'arrivait-il ? Un nettoyage hâtif avait toujours raison de ce que je considérais être une étrangeté, un mystère, et il ne restait plus q'une auréole au beau milieu de mes beaux draps, beaux draps dans lesquels j'étais et allais rester longtemps encore, innocent aux mains vides et inactives.
Elles devinrent savantes, un soir, pourtant. A travers les barreaux de mon lit-cage, guidées par je ne sais quel instinct, elles saisirent la hampe de mon pénis et jouèrent avec jusqu'à "la petite mort" comme se plaisent à le dire les italiens. L'Orgasme 1er, premier de la série, obtenu sur commande. Une véritable petite révolution que cette découverte archéologique enfouie par toute une civilisation de tabous.

Ludiquement, j'acquis pour me chausser une paire de bottes "gardian" en cuir fauve, "au déballage américain". Elles devinrent les accessoires de mes premiers films de sous-préfecture : botté à la "John Wayne", en selle de mon vélomoteur, et à la manière de Brigitte Bardot, enfourchant de ses cuissardes sa Harley-Davidson "quand je sentais en chemin les trépidations de ma machine, il me montait des désirs jusqu'au creux de mes reins". Ou bien encore les "gardians" glissées sur des collants chipés dans un placard, pour jouer un remake de "Certains l'aiment chaud". Ou encore une pâle copie de "Zorro" avec bottes et fouet de chien de supermarché.

 
"... avec bottes et fouet
de chien de supermarché."
 
 
 
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 19:51
img123-copie-4.jpg
Cliché JF
"Comme une fleur"

"... le très clair objet du désir."
Joël Fauré (Carnets)
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 19:23
"... on ne m'en a jamais parlé..."

Puceau. Solitaire. Coincé. Inhibé. Et encore innocent. D'une innocence parfaite. Pourtant, l'amour, l'amour physique tel qu'il se conçoit dans sa plus élémentaire normalité ; celui-là même dont on m'a caché l'existence, dont on a tu le fonctionnement, ne va pas tarder à afficher son résultat. Bien sûr, il est hors de question d'imaginer des rencontres féminines, des regards, des caresses, des enlacements, des étreintes... le beau catalogue de l'amour... Non, ça, on ne m'en a jamais parlé.
C'était oublier un peu vite qu'il y avait cette sensation forte, agréable, insoupçonnée... La petite italienne, avec ses bottes.
Les bottes étaient restées une anecdote, de celles que l'on se raconte, adulte, en se remémorant sa tendre enfance : ces petits riens qui se sont ancrés dans le subconscient alors qu'il est si perméable ; alors que le cortex, si fin, impressionne à jamais des images que l'on n'oubliera jamais.

Ce fut à Toulouse où je m'étais rendu avec ma mère -lorsque nous allions à Toulouse, avec le car, c'était une véritable expédition- que je vis des prostituées pour  la première fois. Je me souviens de cette fille de joie, dans cette rue, près de cette porte cochère ; cette fille publique, très haut bottée qui m'incitait en silence à disserter sur le très clair objet du désir.
Ce jour-là, ma mère était là ; elle n'a pas dû remarquer mon mélange de gêne et de besoin, sans rime mais avec raison.
Nous avons passé notre chemin et nous sommes remontés dans le car pour regagner "l'accablante ruralité".

 
"... sans rime mais avec raison."
 
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 20:23
" Une méningite cérébro-spinale"

Peut-être fallait-il voir dans cette virginité qui s'avança tardive dans mon adolescence les répercussions d'un parcours de santé tumultueux. Regard dans le rétroviseur. A 17 mois d'abord, les médecins, pessismistes, m'ont condamné : une méningite cérébro-spinale. J'en réchappe. Dix ans plus tard, réactions méningées. La même année, au rayon des beaux-arts, on découvre que ma verge ne peut être entièrement décalottée. Ca s'appelle un phimosis et c'est pour ma pomme. Et l'on pratique une intervention chirurgicale qui répond au doux nom de circoncision. J'ai hurlé avec les loups plus fort que les loups. Ce fut un magistral loupé. Je ne savais pas encore que le praticien avait saboté le travail, dans le vif du sujet.
1978 : mon obésité ne manque pas de provoquer des doutes. On m'envoie accomplir un bilan glandulaire, hormonal et endocrinien. Résultat des courses : on détecte un syndrome adiposo-génital. Ca sonne bien mais aucun suivi véritable n'est envisagé.
Viennent ensuite, par ordre d'apparition : un génu-valgum, une scoliose, une cyphose, une hypertension artérielle, un psoriasis, une séborrhée, une spasmophilie... (1)


On comprendra peut-être un peu mieux pourquoi j'ai raté autant de coches et fait tapisserie plus souvent qu'à mon tour : il y a eu maldonne.
Du plus loin qu'il m'en souvienne, j'ai toujours eu l'impression de ne pas être "comme les autres". Plus que les autres, j'ai craint le trop chaud et le trop froid. Plus que les autres, j'ai connu ce frisson qui parcourt le bas des reins avant une entreprise difficile ; les lèvres sèches, les flatulences, les gargouillements de l'estomac, les rougissements du visage, le coeur battant. Plus que les autres, j'ai eu peur, sans autre fondement que la menace de mal faire, d'être ridicule, d'être pointé du doigt. J'ai terriblement souffert du regard des autres, sous lequel on est constamment.
Plus que les autres, j'ai trouvé pénibles, voire insurmontables les actes simples de la vie : se lever de très bonne heure, se laver, se raser (je déteste ça), partir dans le petit matin glacial et brumeux, s'engluer dans les embouteillages aux heures de pointe. (1)


"... pas comme les autres..."

(1) Les passages écrits en bleu : je les ai conservés en l'état de rédaction de l'époque. Ils ne me conviennent plus aujourd'hui.


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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 16:53
"Les filles me font peur."

Les filles me font peur. Il serait vain de le nier. Mais elles ne sont pas les seules. Les gens me font peur. La vie me fait peur.
Avec les filles, ça ne se passe pas trop mal puisque ça ne se passe pas du tout.
A 17 ans, je ne sais toujours pas si, avec elles, il faut "y aller" par devant, par derrière, ou encore par le milieu. Aucune imagerie, même clandestine, ne me parvient des plans de situation féminins.
Il faut croire, avec le recul que j'ai vécu sur une île déserte, ou pis encore, en pays de Cythère. Rien ne filtra. Et l'insouciante ignorance provoqua des situations bien cocasses : au collège, sur la porte de la salle d'études, une main innocente a écrit en lettres assurées : "PD". J'en ignore la signification.
Un copain me raconte une histoire drôle : "Tu sais comment il fait, Lucien Jeunesse pour se masturber ? A "deux mains" si vous le voulez bien". "Masturber" : là encore, j'en ignore la signification.

De maigres lectures mal digérées en images floues et en explications confuses, je ne sus rien retenir d'autre qu'un spectacle désolé par manque de décors et de personnages, incompréhensible parce que tronqué, nocif parce qu'erroné. Et de toute façon inaccessible.
En revanche, un mot allait s'imposer, et j'allais apprendre à le connâitre, à l'incarner : puceau. Il allait envahir et polluer mon vocabulaire et me faire gravir le mont Golgotha.


"Un mot allait s'imposer :
puceau."

 
 
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Brèves:

DU SILENCE DE MARCEAU RENAIT LA VOIX DE LAETITIA

Le 25 septembre courant, ici même, dans ces "brèves", j'ai, tout en rendant hommage au mime Marceau, évoqué le souvenir de Laetitia Bégou, jeune et jolie et intelligente comédienne qui avait approché l'artiste.
"Je ne sais pas ce qu'elle est devenue. Elle peut me joindre si elle le souhaite." avais-je écrit, sans trop y croire.
Or, voici qu'hier l'outil internet m'a paru plus que jamais magiquement utile puisque Laetitia m'a adressé un inattendu courriel qui m'a empli de joie.
Laetitia vit en Europe, se partage entre trois passions, dont l'une que je connaissais, le théâtre (elle a joué dans deux pièces au dernier festival d'Avignon.)
La deuxième est la musique, qui a pris une place prépondérante dans sa vie.
La troisième reste belle mais secrète, et je lui ai promis de ne pas l'ébruiter.


JF

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