4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 17:12
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Cliché P.C.

"J'ai successivement été fils de pêcheur en Espagne, photographe hollandais, (...)
clown, dompteur-poète et monsieur Loyal en grandes bottes..."
Joël Fauré (Carnets)
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 16:08
Des micros ont fleuri
à chaque coin de rue.

Des studios et des micros ont fleuri à chaque coin de rue. Mon chef-lieu de canton n'avait pas échappé à la mode : "Radio Musique" émettait depuis un tout petit local, sur une place, entre l'église et le bistrot. Je rendis visite. C'était une première : je pénétrai dans "la salle des machines", dans les coulisses d'une radio. En fait, il s'agissait d'un minuscule espace régie et d'un studio, avec un équipement des plus élémentaires : une table de mixage, deux tourne-disques et trois micros amarrés à une table, derrière un aquarium de rigueur.
Presque instinctivement, je proposai mes services, bénévoles bien sûr. Sans rien me demander d'autre que mon prénom, on me donna les clefs et on me laissa carte blanche. Le soir même, avec un copain qui avait quelques connaissances en technique son, je fis mes premiers pas sur les ondes. J'avais réussi à persuader l'historien local, bien plus familier des grimoires poussièreux que des appareils électro-accoustiques à venir distiller son savoir et essuyer les plâtres.
Notre entretien radiodiffusé en appela d'autres.
J'eus ainsi la chance, dans les radios où l'on voulut bien faire appel à moi, sans autre rétribution que la gloire acquise dans ma famille et chez deux ou trois inconditionnels, d'employer mes cordes vocales et les quelques mots qui les faisaient vibrer.
Dans le même temps et le même esprit, je pris contact avec une troupe de théâtre amateur. "Faire l'artiste", "Changer de peau", se glisser, le temps d'un maquillage dans la vie de quelqu'un d'autre, quitter ses pantalons côtelés et ses guêtres traînant sur une vie trop plate pour se ceindre d'assurance et de ceintures dorées : voilà le vrai programme de ces compagnies où l'on trouve pêle-mêle toutes celles et tous ceux qui veulent brûler les planches autrement que dans la cheminée du salon.
Je devins "José Carrar", fils d'une humbe famille de pêcheurs, fils rebelle, désireux de rejoindre son frère, déjà au front durant la guerre d'Espagne, et ce malgré la volonté de sa mère, hostile aux armes. Un rôle de composition pour cette pièce d'un auteur consacré : "Les fusils de la mère Carrar", de Bertolt Brecht.

Sur scène, j'ai un peu laissé ma timidité au vestiaire. Un ami, fondateur d'une petite troupe de cirque, m'a aussi demandé de présenter ses spectacles. J'ai été successivement fils de pêcheur en Espagne, photographe hollandais -avec perruque blonde-, présentateur de variétés (Bruno Brel, le neveu de Jacques), clown, dompteur-poète et Monsieur Loyal en grandes bottes, mais mon meilleur rôle a toujours été l'un des "deux nigauds" de la Comtesse de Ségur.

Mon meilleur rôle
a toujours été
l'un des "deux nigauds"
de la Comtesse de Ségur

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Brèves :


Publicité mensongère

Une revue sur papier glacé odoriférant, paraissant le samedi, jointe avec un quotidien qui commence par F et se termine par O, a attiré mon attention. J'y apprends qu'une campagne lancée par l'Institut Curie le 20 octobre prédit :
"Un lecteur de ce magazine [et donc de ce blog] sur deux sera atteint d'un cancer au cours de sa vie."
Dans le métro, elle change ses mots : "un passager sur deux" ;
A la radio, un auditeur sur deux...
Bref, tout pour que personne ne s'échappe...
Plus loin je journaliste, après s'être un peu inquiété, demande : "Le message aborde-t-il le thème de la guérison ?" "Bien sûr, répond l'interviewé. Un malade sur deux guérit de son cancer."
Ouf, c'est que ça change la donne tout ça... On est déjà à un sur quatre...
Je crois que je me sens des calculs là où il ne faut pas...

*

"Au théâtre ce soir" hier soir.

J'ai été l'espace d'un soir, hier, réconcilié avec la télévision. France 2 a eu l'audace de diffuser en direct du théâtre Edouard VII une pièce de théâtre.
Pas un couac, pas un trou mais plutôt une belle stimulation chez la belle brochette de comédiens, remarquables : Michèle Larroque, Pierre Arditi, François Berléand  et Yves Lemoine mis en scène par Bernard Murat.
Il faut dire que leur jeu était mis au service d'un grand classique du boulevard et d'un esprit alerte : rien moins que Sacha Guitry dans "Faisons un rêve"... Le triangle classique  : le mari, sa femme, l'amant dans le petit rectangle...
Attendons les chiffres de l'audience...

JF


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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 20:57
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Dessin original Alain Barbe

"La bande FM est libérée. (...) de nombreux bafouilleurs s'improvisent grands animateurs".
Joël Fauré (Carnets)
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 20:33
Ce morceau de vie est dédié
à Régis.

La bande est libérée

 
Avec l'arrivée des socialistes au pouvoir, la "bande FM" est libérée. Liberté de ton, liberté d'expression, de nombreuses radios locales privées, autorisées ou pirates sortent de la plate-bande comme des champignons : vénéneux ou comestibles. Avec plus ou moins de bonheur, de nombreux regroupements se baptisent "radio" et n'ont de "radio" que le nom. Mais tant pis, c'est l'euphorie : des soudeurs de Mécano se parachutent techniciens et des bafouilleurs s'improvisent grands animateurs.
J'avais toujours été fasciné par la radio, supérieure en tant que vehicule du verbe, à la télevision.
Lorsque j'allais au collège, mon premier réflexe, au réveil, était "d'ouvrir" Europe 1. Les voix de Maryse et de Philippe Gildas me parlaient puis s'arrêtaient ; un disque partait ; les voix revenaient, chaleureuses, graves et sensuelles, amie. En une belle parade suivaient les prévisions de Madame Soleil, Pierre Bonte et "Vive la vie", la météo d'Albert Simon et son timbre de voix infalsifiable, "Faites vos prix" et ses auditeurs au téléphone tandis qu'une réclame annonçait : "Tout doit disparaître aux galeries Barbès !" C'était sans bavure, sans éclaboussure ; c'était propre. Je m'interrogeais secrètement sur la recette pour donner une cohérence à tous ces ingrédients.

C'était sans bavure,
sans éclaboussure

 
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 21:17
A Fripounette

Les échecs répétés
m'obsèdent

 
Les échecs répétés m'obsèdent. Ma Renault 4  avinée me ramène en ville une douce nuit d'avril. Je m'engage dans la noria des véhicules, dans le vaste manège qui tourne, tourne jusqu'à donner l'ivresse, dans ce quartier d'affaires où l'amour est tarifé. Après quelques tours de carrousel, je me gare, et le coeur battant, haletant, je me dirige vers une grande dame de "petite vertu". J'avais répété la scène dix, vingt fois dans ma tête et je m'étais promis de jouer les "machos", les marins "qui ont une femme dans chaque port". Après les traditionnels pourparlers pour aimer, je suis reçu dans une grande chambre aux couleurs assez gaies, avec un grand lit. Un électrophone trône dans un coin, avec des disques d'Edith Piaf, dont on célèbre cette année-là le vingtième anniversaire de sa disparition.
"La fille de joie est belle / Au coin de la rue là-bas / Elle a une clientèle / Qui lui remplit son bas..."

Sur les indications de mon hôtesse, personnage de chanson de Piaf, Brassens, Reggiani et Brel, j'ai surmonté et mon trac et son corps, ce long corps de femme échancré en son milieu et j'y ai fait jouer de mes hanches le hochet que l'on avait pris soin de plastifier.
Enfin, je faisais l'amour.
Ce ne fut pas décevant ; ce ne fut pas exaltant : ce fut simplement un acte naturel et orinaire de la vie, accompli en me cachant des miens, dans l'artifice d'une étreinte où l'on ne se dit pas : "Je t'aime".

J'ai surmonté
et mon trac et son corps

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Brèves:


CE NE SONT QUE QUELQUES MOTS

 
Ce ne sont que quelques mots. De simples mots mis bout à bout. Tous les mots sont dans le dictionnaire. Les mots sont à tout le monde. La valeur de ce qu'il représentent, non. Tout dépend de qui les dit et qui les reçoit.

"- Joël ?
- Oui ?
- C'est Victor. Vous pouvez publier. Léopoldine me charge de vous saluer."


Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo
(Les contemplations)
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 20:48

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Illustration de Henry Gerbault.

Carte publicitaire offerte par RICQLES 

Qu'il me soit permis de rendre ici hommage aux lecteurs et trices qui "se passent de commentaires", mais me parlent de mon blog "dans la vie en vrai". C'est une expérience étonnante, un peu comme si vous aviez l'impression de sauter sans parachute alors que vous avez un parachute...
Pour vous remercier et faire "passer" mes carnets -mes tripes et mon cerveau sur l'écran- voici pour vous une image plus "légère". 

La légende dit : 
"Le petit Poucet chaussa les bottes de 7 lieues et reconnaissant des services que lui avait rendus le Ricqlès il parcourut le monde entier pour faire connaître dans tous les pays les bienfaits de cet excellent produit."

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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 19:59
Cette page de carnet
est dédiée à Laurence,
de la maison Jean  Gaborit.
Je maintiens que cette  entreprise fabrique des bottes et des cuissardes belles à  tomber, à en pleurer.
Je persiste et je signe.

"Les filles
qui ne posent pas de question"

Je ne vais toujours pas danser le samedi soir : le complexe en profite pour prendre de l'ampleur. Je n'use les semelles que sur le linoléum de ma chambre, ma "boite d'ennui".
Est-ce lui, l'ennui, qui va conduire mes pas chez les filles qui ne posent pas de questions ?
De maigres économies me permettent de faire un voyage rapide à Paris, en chemin de fer, pour assister au spectacle du Cirque de Pékin, au Palais des Congrès. Et aussi pour m'échapper de "l'accablante ruralité"
Je ne sais pourquoi Paris m'a toujours fait des signes amicaux. Je "montai" donc dans la capitale pour voir le cirque de Pékin, superbe, avec ses gymnastes, ses artistes d'agileté et ses animaux symbolisés. 
Mais les attractions n'étaient pas toutes au cirque.
Une promenade de piéton de Paris réussit à m'en convaincre, s'il en était encore besoin.
La rue Saint-Denis, dont la réputation n'est plus à faire, offre un étourdissant aperçu de ce que le sexe peut engendrer : des commerçantes pour consommateurs pressés ou mal informés. J'en étais. 
Je négociai les charmes de celle qui avait fait l'objet de mon choix : il fut mauvais.
Expéditive et peu amène, la fille, devant l'absence de participation de mon sexe, me renvoya avec mes gros sabots dans ma campagne.
Ce nouvel échec m'éprouva beaucoup. 
Dans un square de la capitale, sur un banc public, là où d'autres se bécotent, je ruminai mon chagrin d'amour sans amour.
Jamais, non, jamais, je n'arriverai à le faire.
Pourquoi donc ne m'en avait-on pas parlé ?


"Je ruminai 
mon chagrin d'amour
sans amour"


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Brèves :

 
 
J'AIME LES COUPS...

... de fil sympas.
Avec l'ordinateur "Marthe Fauré", j'avais presque oublié qu'il existait des téléphones.

Coup de fil sympa de Didier Albert, directeur du Théâtre de Poche : il va fêter les 10 ans de son théâtre. Il veut organiser des lectures-spectacles. Il me demande s'il peut donner un de mes textes.

Coup de fil sympa de Yoann Hervein, de France 2 (ex Pink TV, (Yoann, pas France 2 !) : Il prépare un sujet sur le fétichisme pour la nouvelle émission "Tabous", diffusée deux fois par mois en deuxième partie de soirée et il recherche un fétichiste.
C'est Jean Streff et Catherine Robbe-Grillet qui lui ont soufflé mon nom. Mon égo s'hypertrophie. Nous sommes en "repérages". Je ne sais pas si l'émission se fera.

Coup de fil sympa à Catherine Robbe-Grillet (Jeanne de Berg) : C'est toujours un honneur et un bonheur de converser avec elle. Elle me parle d'Aurora.

Coup de fil sympa à Sylvie Roux, de "La Dépêche du Midi". Elle prépare un papier sur le fétichisme. Il est "listé" dans les sujets à traiter de la rédaction. Je lui demande si elle n'a pas peur du prude "Courrier des Lecteurs". C'est difficile de faire un papier sur le fétichisme, en province... On doit se voir...

Coup de fil sympa à Jean Streff : J'aime toujours sa liberté de ton. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages-culte : "Le masochisme au cinéma" et "Le traité du fétichisme à l'usage des jeunes générations". Je suis heureux qu'il fasse partie du jury du Prix Sade.


JF


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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 20:03
Cette tranche de vie
est dédiée à Beverly C.

"L'approche du sexe opposé
est bien laborieuse"

L'approche du sexe opposé est décidement bien laborieuse. A ces difficultés vont venir se greffer de nouveaux accidents de santé. Je me savais hyper-anxieux, hyper-émotif, apeuré au moindre bruissement, au moindre changement de position ; je savais que mes nerfs avaient été, jusqu'ici, mis à rude épreuve mais j'ignorais que cet état puisse prendre un étendard pour mieux s'imposer.
Et c'est alors que le psoriasis a fait sa grande apparition sur ma géographie.
Le psoriasis est une affection - une affection ! - cutanée qui s'illustre par des plaques rouges recouvertes de squames blanchâtres. Ma peau accueillit de bonne grâce cet intrus qui dut s'y sentir bien et s'y installa en pays conquis. Il amena avec lui une de ses semblables, la séborrhée, qui choisit comme lieu de prédilection le cuir chevelu.
Pour un mariage de raison, la séborrhée et le psoriasis s'unirent en un sébo-psoriaris du meilleur effet. Ils choisirent pour siège social mon visage pour que tout se sache et se voie. L'effet de la cause et la cause de l'effet. 
Le psoriasis exhiba ses plaques rouges dans mon dos, sur le torse, le pubis, dessina la carte du monde sur mon cou, avec des colonies sur les ailes du nez et sur le front.
Tous les soirs, je me couchai en évitant de regarder mon corps, après m'être beurré de crème à la cortisone. Dans le cuir chevelu, les glandes sébacées hypersécrétèrent leur sébum : les cheveux devinrent aussi gras que des frites. Il me fallut utiliser un shampooing au goudron : après usage, je dégageai une odeur semblable à celle d'une route nationale en plein soleil, à deux heures de l'après-midi, en plein mois d'août. L'idéal pour "tomber les nanas" et "se dégoter une gonzesse" dixit la sagesse populaire.

"Tomber les nanas et
se dégoter une gonzesse"
 
 
 
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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 19:45
"Mon image était floue
mais elle gagnait de la clarté"

Mon image était floue mais elle gagnait de la clarté. Oui, c'étaient bien des jambes de femme. Maintenant, on pouvait aussi voir les mains. L'une d'elles tenait une badine. Et pourtant, on ne devrait pas badiner avec l'amour. De trop nombreux coups du destin avaient plu sans discontinuer, et voilà qu'on m'invitait à en recevoir d'autres, francs et directs, sans ambiguïté, mais "pour le plaisir" cette fois, en quelque sorte.

Cupidon étant absent, c'est Cendrillon et le Chat Botté qui s'y étaient substitués.
Devant mon étonnement, ils acceptèrent de patienter un peu, en attendant que l'angelot vienne me présenter le menu du coeur.
Mais comme il n'y avait pas plus de menu du coeur que du coeur au menu, j'entrepris de prendre les devants. 
C'était un dimanche soir. Ma Renault 4 bordeaux virant lie de vin me transporta sur les contre-allées Jean-Jaurès.
Pour un deuxième essai "avec les filles", j'abordai une jeune péripatéticienne au négoce estampillé "200 francs la pipe". Elle monta dans ma voiture ; j'allai, sur ses indications, me garer dans un coin sombre et me montrai d'une sage passivité.
Je n'eus qu'à faire jouer le zip de ma fermeture ; il en sortit un sexe qui me parut mieux intentionné que lors de sa première prestation. La fille le couvrit d'un préservatif, l'emboucha, et sous l'effet de ses lèvres professionnelles, elle me gratifia du premier plaisir d'amour pelliculé et monnayé. Après quoi je ramenai la fille sur le bitume. Ce fut très rapide. Nous n'eûmes même pas à nous dévêtir ni à descendre de voiture. Le parfum fruité de sa chevelure que je venais de caresser avait laissé son sillage au creux de mes paumes mais je ne connaissais toujours pas l'emplacement exact du trésor dont on parlait tant.
Cupidon s'était avancé d'un pas ; le Chat Botté et Cendrillon reculèrent de même.


"Je ne connaissais
toujours pas
l'emplacement du trésor"
 
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 20:44
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Illustration Catherine de Séabra.
"La vie sexuelle pour les 6/9 ans"
Docteur Gilbert Tordjman et Claude Morand.
Editions Nathan.


"Aujourd'hui, j'ai sous les yeux la belle image de l'amour..."
Joël Fauré (Carnets)

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en essayant le plus possible
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