(La chroniqueuse ramasse le bout de papier plié en quatre, le déplie et le lit ; le peseur d'eau se déplace jusqu'à l'autre bout de la scène, le dos tourné, les bras ballants. Lecture. Silence lourd. On entend en voix off une voix de femme déclamant des...
Lire la suiteLa chroniqueuse : Vous n'allez pas me refaire le coup de la noce à laquelle nous ne sommes pas, hein ? Nous n'avons pas gardé les canards ensemble. Le peseur d'eau : Et justement ! Nous aurions dû. Vous, vous écriviez noir sur blanc ; moi, je cherchais...
Lire la suiteLa chroniqueuse : Oui, c'est moi qui ai écrit ça. Avec ça. Le peseur d'eau : Mais c'est formidable ! Alors, ça marche ! Le stylo, vous voyez bien qu'il marche. La chroniqueuse (éberluée) : Tiens ! Ah, ça ! Ca !... Dois-je vous dire que je m'en étais pas...
Lire la suiteLa chroniqueuse : Ecoutez plutôt : (Elle lit ce qu'elle vient d'écrire sur le magazine.) Il était environ une heure de l'après-midi, hier, mardi de Pâques -ou peut-être de Noêl-. Un individu, de type européen, peseur d'eau de son état, a fait une étrange...
Lire la suiteDEUXIEME ACTE Un pré pentu et herbu. En contrebas, un ru dessine un coude au milieu de cognassiers. Deux gués en assurent le passage à pieds presque secs. La chroniqueuse et le peseur d'eau sont assis, chacun sur une vieille pierre. A même le sol traîne...
Lire la suiteLe fabricant de bottes qui dépassent le genou : Je m'en fous et je m'en contrefous, moi, de vos charades à la va-comme-je-te-pousse. Et puisque vous ne voulez pas me dire comment vous avez su qui je suis, et bien, moi, je ne vous dirais pas qui vous êtes....
Lire la suiteL'homme : Je n'y avais d'abord prêté aucune attention, mais maintenant que vous me l'avez montrée du doigt, elle prend une toute autre coloration. La chroniqueuse : Donc, vous la voyez comme il faut la voir : aux noces de vilains petits canards, ces joyeux...
Lire la suiteL'homme : Voyez le mufle qui se gratte le ventre en lieu et place de donner un baisemain à son accorte contemporaine qui le réclame. Et le mérite. Je suis aussi votre contemporain, madame. Et je ne suis pas un mufle, moi. Et je vous présente mes respectueux...
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