BILLET D'HUMEUR
Pavarotti est mort.
UN TIMBRE RARE
Que m'apprend la mort de Luciano Pavarotti, au petit matin, alors que tous les journaux sont imprimés ?
Ce simple jeu d'orgue phonétique ?
"Il est ténor mais m'embête.
Il est énorme et m'embête.
Il est énormément bête" ?
J'apprends, de la bouche même de France Inter que tous les ténors sont des idiots ou des imbéciles, sauf Pavarotti...
Je n'ai aucune culture "opéraesque", et des épaisseurs que furent Devos et lui, je connais mieux le premier. Sur l'épaisseur, elle s'explique ; Raymond Devos se gavait de charcuterie.
Sur Pavarotti, rien. Je ne sais rien.
"C'est un don et je le travaille. Tout vient du corps" dit Luciano à France Inter.
Et il est reparti le vieux discours sur l'inné et l'acquis. Darwin n'est pas loin, et la sélection naturelle, et "Turandot", et "Verdi"...
J'apprends que, contrairement aux castrats, Luciano Pavarotti a cultivé sa voix sur le tard.
Au lyrisme des chroniqueurs de demain, quand les rotatives seront encore froides, je souffle un titre : "Pavarotti (1935 - 2007) Un timbre rare."
JF