25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 19:52

Cette photo, chargee de symboles, m'interroge et me fascine.
Nous sommes dans l'Aveyron, a Saint-Rome, dans les années 90.
Elle m'interroge. Pourquoi et comment avons-nous adopté cette position dans l'espace ?

Elle me fascine. C'est un jour de pluie. A gauche, ma bonne maman. A droite, son frère, mon oncle. C'est le curé d'ici. A la main, il tient la grosse clef de l'église qu'il vient de nous faire visiter. Je pouvais l'appeler mon père. Il pouvait m'appeler son fils. Mais il était mon oncle. Il pouvait aussi appeler sa sœur ma sœur à double titre. Et comme nous ne comprenions plus rien, nous nous taisions. C'est peut-être ce qui explique l'éloignement sur cette photo ?

Au centre, C'est moi avec un parapluie.
Sur la droite, le lavoir et tout au fond, la statue de Monseigneur Denys Affre', natif de l'endroit, archevêque de Paris, mort sur les barricades lors des insurrections de 1848.

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 15:12

Enfant sauvage des campagnes...

"Je te cherche. Où es-tu à une heure pareille ? Je suis sûre que tu t'es échappé au poulailler pour

y chercher encore quelques poules. Quand donc cesseras-tu, enfant sauvage des campagnes ?

Il n'en existe plus des comme ça. Il est fini ce temps des décharges magiques, des zoos mythiques

et des champs de colchiques ! Allons bon, te voici qui vocifères et me réponds que rien ne finit

jamais, qu'il suffit d'y penser pour revivre les belles heures du temps passé... le temps passé.

As-tu rapporté les boîtes, le pot aux oiseaux ? De quelles trouvailles t'es-tu encombré ? Regarde

ton pantalon, c'est hier que je te l'ai fait changer ! Regarde tes cheveux, ils sont tout défaits, et

sors le raphia de ta poche. Mouche ton nez, sèche tes yeux ; tout cela n'est pas si grave.

L'essentiel, c'est que tu ne perdes pas la mémoire en chemin. Au contraire, tu as raison, plus rien

ne se perdra là où tu l'as mis. On ne peut plus rien ajouter, on ne peut plus rien enlever. C'est la

boîte à secrets que tu t'es empressé de verrouiller. Tu as bien fait de me confier une moitié de sa

clef."

Camille

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 10:45

2007 - 2017

Ce blog a 10 ans.

 

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 20:22

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 21:04

J'ai eu la chance de rencontrer Bernard Pivot, "Le Roi Lire", à Gaillac. Après lui avoir remis mon livre "Papa..." agrémenté de cette dédicace : "A BP, à qui je dois l'essence et le carburant qui m'ont donné la passion de lire et d'écrire", je lui ai demandé quel était son mot préféré, aujourd'hui.

Il m'a répondu : "Vous venez de le dire, c'est aujourd'hui".

Je lui ai dit : "Moi, c'est cuissardes". Les cuissardes, ce bel appât qui nourrit ce blog depuis 2007, incontestable gestionnaire de libido et comptable de bien des phantasmes. Même François Weyergans m'approuve : "Quel joli mot, cuissarde".

Je lui ai parlé de mes manies, de mes marottes, jours en pluie et femmes en bottes. Je lui ai parlé de mes lubies d'approcher les grands auteurs : Jean d'Ormesson, Michel Tournier, Alain Robbe-Grillet...

J'avais amené un petit cahier d'écolier. Et j'ai ajouté : "J'ai depuis longtemps une idée qui le trotte dans la tête : demander aux écrivains d'y écrire le mot "cuissardes".

Il m'a regardé et il m'a dit : "Cuissardes ? Ça va marcher". Et il a été le premier à écrire : "cuissarde".

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:07

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 21:27

LES BEAUX ARES

“Le paysage était comme un archet qui jouait sur mon âme.”

Stendhal

Je tiens de mes parents une parcelle de terre située en orée de la forêt de Buzet. D’une superficie de 3 000 m² (30 ares), j’ai attaché à ce lopin une valeur affective plus que marchande.

Etant donné que j’ai plus d’imagination dans ma tête que d’argent dans ma poche, j’ai décidé de valoriser cet espace avec mon propre capital, pétri de mots et de formules...

Si je ne puis construire un château, je suis en mesure de bâtir un édifice autrement plus attractif...

J’ai baptisé ce lieu “Les beaux ares”, ou bien encore “Le champ du signe”, ou enfin “Le pré avec intérêt”. Les fondations sont ainsi posées : des mots et des mottes.

Ici sont mes racines.

La maison qu’on voit depuis “Les beaux ares” fut la maison où j’ai grandi. Plus loin, dans la forêt, se trouvent les restes dérisoires mais uniques d’un ancien zoo, où une ancienne gloire du cirque s’était retirée et avait fini ses jours dans la misère. A ses côtes,  j’y ai traîné mes grolles et ma vie plate durant un quart de siècle...

Observateur privilégié de ces temps et de ces lieux, le sapin, trouvé dans Pif-Gadget en 1975 et planté avec mon père, lance sa flèche vers le ciel et semble lui dire de veiller sur ce petit monde.

Aujourd’hui, j’aime me glisser dans mes bottes de sept lieues pour mieux arpenter cette terre, où mes ancêtres ont sué, où mes parents reposent, que je rejoindrai un jour.

Vous êtes les bienvenus dans cet endroit dans l’aire du temps, fréquenté par les fées, terre  d’envol de tapis volants, laboratoire de tentatives de solutions pataphysiques, Cercle des Instants et des Espaces Ludiques, en un seul mot, bienvenue au CIEL !

Savez-vous qui’ici, la nuit, entre les carrés d’herbes aux ours bipolaires et les touffes de flouve odorante,  il se passe des choses magiques ?

Au cours de l’été 2015, et grâce à mon désormais voisin de planète, nouveau propriétaire de la maison de mon enfance, a été installée ce que nous pourrions appeler une cabane de chantier ou une roulotte de cirque selon l’humeur...

Elle a belle allure, et sa symbolique convient à l’esprit des lieux.

Elle est le fruit d’un troc avec le vieux poulailler, que j’avais provisoirement conservé, pour y stocker divers objets de famille.

Dès que les clefs de la “cabane-roulotte” m’ont été remises, ma première préoccupation a été d’y déposer les vieux outils de jardin de mon père...

Joël Fauré

" Il n’a pas trouvé mieux

Que son lopin de terre

Que son vieil arbre tordu au milieu

Trouvé mieux que la douce lumière

Du soir, près du feu

Qui réchauffait son père

Et la troupe entière de ses aïeux...”

Francis Cabrel

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 01:35

A propos de Bottes, Journal Extime vous présente ses meilleurs vœux pour 2017.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 21:33
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 23:27

A PROPOS DE BOTTES VOUS PRESENTE SES MEILLEURS VOEUX POUR 2016

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en essayant le plus possible
de ne pas se cogner."

Georges PEREC



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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